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Affichage des articles associés au libellé William Peter Blatty

Prévoir et revoir

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  Exils # 209 (17/06/2026) Une autre femme au téléphone mais médium, fille à demi orpheline, mère pourvue du même pouvoir décédée d’un cancer , père salutaire invalide, ex -détective et cinéphile. Le générique cite Patrick , Dementia 13 , House on Haunted Hill et Death Rides a Horse . Scandé d’extraits visionnés en VHS, Night Caller (2022) décalque les scalps de Maniac , redispose la psychose de… Psychose . À la Volvo et au congélo se rajoute un jumeau, qui reprend le flambeau du frérot, (r)appelle illico . Une petite scène post - credits indique aussi le suicide de l’ ex -mari, alcoolique tabasseur, pitoyable stalker . Autant dire que la « darling Clementine », clin d’œil introductif à Ford, ne pourra se reposer, sinon d’un sommeil mortel, reprendra du service via une suite baptisée en toute simplicité Scalper . Le jeu de mots renvoie vers nightcrawler , éloquente locution usitée pour désigner un rôdeur ou une prostituée, identifier des travaux de Friedkin & ...

Les Gaspards

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  Un métrage, une image : La Créature du cimetière (1990) Il existe, on le sait, une multiplicité d’atrocités, comme au cœur de l’horreur mille couleurs. La Créature du cimetière (Singleton, 1990) carbure à l’économique, sinon à la sexuelle, because contremaître malhonnête, sinon raciste, de l’exploitation des ouvriers, de la « promotion canapé » adepte. Conte anticapitaliste doté d’un intitulé à double sens, temporel, mortel, Graveyard Shift cartographie ainsi, en douce, avec rudesse, une Amérique nordiste à contresens du reaganien triomphalisme, démontre de manière marxiste que les travailleurs, là ou ailleurs, ne comptent pour rien, pour du beurre, à peine bons pour une impossible dératisation aux allures d’extrême-onction. Comme l’Overlook de Shining , l’usine textile au bord de la ruine repose sur une nécropole, on y sue, on s’y sacrifie, on ne s’y fait des amis, on y esquisse une romance de malchance. À l’instar du solitaire de western , l’ ex -univer...

Alphabet City : Haro sur le scénario

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Statu quo ou blanco. Pensum à la page ou livre d’images. Tu veux filmer ? Écris d’abord. La contradiction n’étonne personne. Voici l’ordre des choses, qui point n’indispose. Les esclaves savourent leurs entraves. L’aléatoire liberté les effraie. Au cinéma, au-delà, en-deçà, soumets-toi. Conforme-toi au chloroforme. Ne nage pas vers le large, au courage du naufrage. La marge, les subventionneurs que tu t’épuises à séduire la maudissent. Tu agirais de même, pense une seconde aux dettes, aux remboursements, aux enjeux, malheureux. Soucie-toi de ta réputation dans le milieu, surtout si tu aspires à le pénétrer. La profession des professionnels, famille consanguine, se fout des amateurs, néglige que l’amateurisme découle, merci à l’étymologie, de l’amour. Welles, technicien sur le tas de Toland, maître magistral du train immobile, défendait pourtant cette fraîcheur de l’approche. Ne lis pas ce que je n’écris pas : il ne saurait s’agir de minorer le rôle du scénariste et...