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Affichage des articles associés au libellé Tom Savini

Old Boy

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  Un métrage, une image : Black Phone (2022) Comme les contes, les films horrifiques carburent à la catharsis, purgation des passions, terreur + pitié par procuration éprouvées. Ce Petit Poucet piégé du siècle dernier s’appelle Finney, va devoir survivre, au sous-sol insonorisé, au tour atroce que lui joue un magicien malsain, au van de ravisseur, aux ballons d’ébène. S’il ne possède pas une once de suspense , on devine vite que le sportif à batte, victime de violences scolaires, en compagnie d’un ami, de sa sister solidaire, s’en sortira, thérapie de choc pour triple trauma , car en plus orphelin de mère, pourvu d’un père démissionnaire, le jeu dangereux se suit sans ennui, certes lesté de jump scares à la con, disons d’un gros quart d’heure trop long. Produit par la redoutable Blumhouse, société spécialisée dans la production de bouses maousses, Paranormal Activity et compagnie, hélas à succès, le dernier essai de Scott Derrickson, himself natif de Denver, fichtre,...

La Peau douce : Hommage aux maquillages

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Le latex te laisse perplexe ? Revisite quelques classiques, épouvantables et sublimes. À la mémoire de Benoît Lestang. Le masque démasque, tandis que la nudité déguise, demandez aux comédiens grecs, japonais, aux hardeuses US. Le corps constitue l’effet spécial suprême, même lorsqu’il prend la pose, il ne cesse sa métamorphose. Si nos vies pouvaient se visionner en accéléré, burlesque grotesque, tragédie teintée de comédie, nous verrions s’accomplir pour ainsi dire à l’extérieur, dans toute son ampleur, la ruine quotidienne, ce processus assuré de destruction dont parlait Fitzgerald dans La Fêlure (1945), pas encore transposé par le Fincher de L’Étrange Histoire de Benjamin Button (2008). Les albums photographiques, recueils d’entomologie intime, en donnent une bonne idée, toutefois trop figée, trop proche du tombeau. Le cinéma, par définition art funéraire et embaumeur de bonheur(s), miroir fantomatique, spatial, temporel, ranime les rides, magnifie les maladies,...

The Theatre Bizarre : La Valse des pantins

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Que vient chercher cette jeune femme dans ce théâtre écarlate où se donne un spectacle de marionnettes ? Ce que les spectateurs de films d’horreur réclament, sans doute : du sang, de la violence, des frissons. Victime d’un charme ou de son propre désir, elle subit six histoires contées par un étrange Amphitryon – au fil des récits inspirés par la tradition du Grand-Guignol, elle y perd son âme, devenant une marionnette parmi d’autres. Ne gardez que  L’Accident , vraie perle qui pose les seules questions qui vaillent, défense et illustration d’un genre dont la noblesse saisit la beauté cruelle de chaque vie.     De ce film ni théâtral ni bizarre, on retiendra peu et beaucoup à la fois. D’abord parce qu’il s’inscrit dans la longue lignée de l’anthologie, illustrée par le cinéma sudiste – France et Italie – des  années 60, celui des Grands Anciens dissidents du néo-réalisme, les Fellini, Visconti, Antonioni et Risi cités par l’inoxydable Udo Kier...