Zombiphosate : La Belle Équipe
Une réponse à une proposition, dédiée à un opus paradoxal… Ce qui rend un orchestre émouvant ? Son harmonie, pardi, ensemble de singularités à l’unisson, marche commune et non « marché commun ». Alors que la solitude caractérise l’écriture, le cinéma relève de la multitude, dommage pour les amateurs d’auteurisme. Tout ceci contredit le récit et en constitue quand même le cœur. Dans Zombiphosate (Joe Buso & Paul Lannelongue, 2019), quatre amis à demi décident de s’aérer en forêt, au creux du calme et de la tranquillité, croient-ils. « Ça me dévore, l’hôpital » avoue la conductrice complice, a priori entichée de son passager, réplique ironique, qui parlera, n’en doutons pas, au personnel soignant, notamment de notre temps, avant, pendant et après le fameux « confinement ». Si Monsieur Macron découvrit à cette occasion leurs anciennes réclamations, fit leur éloge morose, petit exercice médiatique de démagogie pas jolie, les aventuriers pr...