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Affichage des articles associés au libellé Robert Greenwald

Anne, ma sœur Anne

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  Cinéma, si Mina… À la mémoire d’Olivia Newton-John De 1959 à 1977, on savoura souvent Mina au cinéma, surtout suivant les génériques, en musique de source dite ou non diégétique. Ensuite, diverses décennies davantage qu’avéré oubli, elle revint à l’instar d’un refrain, chez Almodóvar ( Matador , 1986 + Douleur et Gloire , 2019, sympho Donaggio) & Scorsese ( Les Affranchis , 1990, placée sous le signe céleste de Gino Paoli), Turturro ( Passione , 2010) & Watts ( Spider-Man: Far from Home , 2019), tant mieux ou hélas. Auparavant, elle traversa L’avventura + L’Eclipse (Antonioni, 1960, 1962), fit un (quarante-cinq) tour et des détours au fil des filmographies de Fulci, Paolela, Petri ( La Dixième Victime , 1965), Risi, Bertolucci, Festa Campanile, Bolognini. On connaît pire pedigree , pourtant tout ceci, auquel rajouter quelques caméos, rôles classés premiers, de la publicité dirigée par Zurlini, un fameux voyage (de Mastorna, voire Manara) avorté de Fellini, ne retiendr...

Citizen Kane + Persona : Nos funérailles

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  Boutons de roses, leçons de choses… Les débuts emblématiques, très énigmatiques, de Citizen Kane (Welles, 1941) et Persona (Bergman, 1966) carburent au clair mystère du cinéma défini en art funéraire. La pancarte patraque, dotée d’une interdiction d’occasion, fissa enfreinte, indique donc de « ne pas pénétrer sans autorisation », pas seulement, puisque le verbe anglais to trespass provient de l’ancien français trespasser , qui possède déjà ce sens précis, au propre et au figuré, de « traverser », « outrepasser », « transgresser », associé à celui de « passer de vie à trépas », de décéder, CQFD. Si le grillage de bouclage, claustrophobique, journalistique, puis le portail à initiale, kafkaïenne ou fraternelle, de Kane à Caïn, parce qu’il le vaut bien, pourtant béant, il ne faut franchir, au sein de sa sinistre autarcie, le citoyen malsain n’aspire pas non plus à périr. Hélas pour le magnat des médias, le double et fier impéra...

Dirty Dancing : Tous les garçons s’appellent Patrick

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Mièvrerie à mépriser ? Moralité à partager…    À Shula, à défaut d’Isadora Rien de dirty , ici, au contraire, une coda communicative, qui explique, en partie, un succès en salles et puis après. Dans Dirty Dancing (Emile Ardolino, 1987), on assiste et on participe à une petite révolution, à une grande réunion. Au creux des Catskills casher, la lutte des classes (et des religions) se pacifie, un père perd sa fifille fissa femme, un gentil (sens duel, psychologique + biblique) blouson noir (et un goy, bigre) professeur, aux faux airs de rockeur, regagne son honneur. Chorégraphiée par Kenny Ortega, rescapé du (pas si) relou Xanadu (Robert Greenwald, 1980), déployée par deux duos dédoublés, ceux de Jennifer Grey & Patrick Swayze, de Jennifer Warnes & (du bien nommé) Bill Medley , la séquence commence par un « spectacle de patronage » (putain de pirate !) épuisant, saisi en travellings d’ennui poli, passe au steadicam tandis que Johnny ...

Xanadu : Kelly’s Heroes

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Exécrable, excrémentiel, à excommunier ? Pas exactement : expositions, explications. So let’s dance through all our fears War is over for a bit The whole world should be moving do your part Cure a lonely heart Kylie Minogue, Your Disco Needs You De Kane le caveau devient illico une boîte disco. Films mortifères, Citizen Kane (Orson Welles, 1941) et Xanadu (Robert Greenwald, 1980) partagent un toponyme, un esprit de déprime, un feu de final. Le magnat des médias rêvait de transformer sa maîtresse médiocre en diva, elle possédera d’ailleurs son propre établissement nocturne, nommé El Rancho, Dio mio. Sonny Malone, sinon Bugsy, comme au milieu des mômes d’Alan Parker (1976), peintre dépité, accomplit encore mieux, car il rencontre une muse (murale), au sens littéral du terme, en la personne d’une mystérieuse patineuse, belle et providentielle, appelée Kira, voilà, voilà. En vérité, il s’agit d’Olivia (Newton-John), vraie chanteuse/danseuse, issue du sai...