Articles

Affichage des articles associés au libellé Bernard Vorhaus

Cinglée

Image
  Un métrage, une image : Shock (1946) La matrice apocryphe de Sœurs de sang (De Palma, 1972) ? Presque, puisque ici aussi témoin de meurtre ( quasi ) réduit à l’amnésie par un shrink nuisible (pléonasme). Pourtant l’impérial Price portraiture un psy assassin à l’insuline point délesté de conscience ni de culpabilité. Au terme du deuxième  replay du trauma méta, il étrangle sa salope séduisante, « femme fatale » (et vile rivale) d’un « film noir » jamais misogyne, in extremis moral, policier perspicace à la clé, cherchons donc le létal chandelier. Déjà co-écrit par Eugene Ling, l’un des scénaristes de Behind Locked Doors (Boetticher, 1948), l’ouvrage de Werker, précis, impersonnel, ne repose ainsi sur un tueur à la truelle, un acteur cabot, a contrario possède un casting choral impeccable, mentions spéciales à Mesdames Lynn Bari ( L’Incroyable Monsieur X , Vorhaus, 1948) & Anabel Shaw. Bien éclairé par le tandem MacDonald ( Ni...

The Ward

Image
  Un métrage, une image : Behind Locked Doors (1948) La matrice apocryphe de Shock Corridor (Fuller, 1963) ? Pas d’accord, car le cinéaste et les scénaristes, dont le Martin Wald de La Cité sans voiles (Dassin, 1948) et Outrage (Lupino, 1950), ne se soucient de sociologie, d’insanité généralisée. Les cinéphiles gay  friendly souligneront, nous nous en doutons, la dimension homoérotique de la masculine clinique, possible présage des célèbres westerns portés par Scott & consorts. Nonobstant, Boetticher aborde ce script symbolique, à base d’apparences trompeuses et judicieuses, avec style, le transcende ainsi. Le couple d’occasion s’épousera pour de bon, le juge injuste, faux malade, vrai coupable, passera du cabanon à la prison, la célébrité, la récompense, se verront vite supplantées par la sincérité de la romance, le renversement du motif poussif de la « demoiselle en détresse » : le privé paupérisé, assommé, devra sa (sur)vie, son sauve...

L’Incroyable Monsieur X : L’Illusionniste

Image
Curiosité datée, dépassée ? « Consultant psychique » à consulter, puisque épatant.    Celles et ceux qui s’intéressent à la cinematography , disons à la « direction de la photographie », devraient vite visionner The Amazing Mr. X (Bernard Vorhaus, 1948), va pour la VO non sous-titrée. Auteur d’un traité réputé, programmatique-pragmatique, intitulé Painting with Light , oscarisé à raison, à l’occasion du mémorable ballet de Un Américain à Paris (Vincente Minnelli, 1951), John Alton y donne, en noir et blanc enivrant, une somptueuse et stimulante leçon d’ombre et de lumière, démontre avec une admirable maestria son savoir-faire, confère au métrage méconnu, désormais dans le domaine public, disponible en ligne, sa magie majestueuse, soyeuse, vaporeuse. Le film commence par du fantastique féminin, maritime, alors l’on se dit que voici un ersatz désargenté de The Ghost and Mrs. Muir (Joseph L. Mankiewicz, 1947), un prélude paupérisé à Pandora ...