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Affichage des articles associés au libellé Stelvio Massi

L’Année sainte

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  Un métrage, une image : Un flic voit rouge (1975) Un acteur et une actrice aux traits lisses, issus illico du roman-photo ; deux lignes narratives a priori indépendantes, en définitive réunies sous le signe de la dépendance ; du manichéisme à la place de l’anticapitalisme : le film de l’ancien directeur de la photographie affiche de factuels défauts, toutefois il affirme en sourdine un spleen spécifique au ciné des seventies , un lancinant désenchantement en signe des temps, une violence sèche qui le rachètent, le munissent d’une mélancolie made in Italy, non démunie d’amour ni d’humour, d’action ni de réaction, ainsi rétive à la stérile sociologie, que soulignent certaines notes habiles et ad hoc du second Stelvio, revoici Cipriani . Succès à sa sortie en salle, premier volet d’un diptyque, Mark il poliziotto portraiture durant quatre-vingt-dix minutes d’épure un policier singulier, désigné/défini selon l’exotisme d’Amérique de son prénom, le pragm...

L’Hystérique aux cheveux d’or : Jeune et Jolie

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L’affreux destin d’Ingrid parmi les loups romains (et auparavant finlandais)…    Une jeune femme blonde en manteau d’hermine parcourt de plates étendues enneigées, accompagnée par un thème musical très sentimental signé Carlo Savina et un générique de mauvais augure aux lettres rouge sang. À une toute petite gare de province italienne, elle monte dans un train – le prend avant de s’y faire prendre – et pénètre dans les toilettes. Face au miroir, elle ôte sa culotte noire surplombant ses bas blancs, affirme d’un ton résolu : « Jamais plus je ne la remettrai » puis s’offre à un inconnu de passage, ravi de l’aubaine mais qui devra se contenter d’un ersatz réifié de rapport (main et vagin, cela et rien de plus) très cher payé . En retour, il l’affuble d’un ironique titre de noblesse quand elle lui reproche son tutoiement familier, sans porter crédit à son aveu de virginité « commerciale ». La première femme et le premier homme, Adam et Èv...