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Mais où est donc passée la septième compagnie ?

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  Un métrage, une image : La Grande Pagaille (1960) Ce récit d’Italie, de route et de déroute, accompagne le périlleux périple de quatre (pauvres) types, dépassés, trépassés, par des événements de revirement. N’en déplaise aux exégètes, aux amants du classement, il ne s’agit, jamais, d’une dite comédie à l’italienne, catégorie discutable, Chaplin opine, enchante et chagrine, certes moins stupide et raciste que celle, à la truelle, de « spaghetti western », Sergio Leone s’en désole, mais, bel et bien, d’un mélodrame martial et masculin, grevé de la gravité au carré du score d’escorte d’Angelo Francesco Lavagnino ( Les Sorcières du bord du lac , Tonino Cervi, 1970). Produit par Dino de Laurentiis, dont le nom fait au moins trois apparitions, durant le générique en images fixes, déjà figées, de bande-annonce immobilisée, l’ opus applaudi accompagne en plus, à sa manière douce-amère, le « miracle économique » capitaliste et consumériste, portraituré pied au plancher...

Elektra

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  Un métrage, une image : Émilie, l’enfant des ténèbres (1975) Matrice apocryphe, presque apocalyptique, de La Malédiction (Donner, 1976) et Obsession (De Palma, idem ), le film féminin de Dallamano ( Mais... qu’avez-vous fait à Solange ? , 1972) carbure au complexe d’Électre carabiné car une gamine guère magnanime y décime sa maman, sa gouvernante, essaie de se débarrasser d’une troisième rivale, réveil nocturne de feu of course infernal, avant d’aller s’empaler auprès de son papounet, grâce à une dague à double lame, dame. Richard Johnson ( La Maison du diable , Wise, 1963) joue au documentariste diabolique, Nicoletta Elmi ( Qui l’a vue mourir ? , Lado, 1972) incarne sa fifille tout sauf tranquille, Ida Galli/Evelyn Stewart ( Les Sorcières du bord du lac , Cervi, 1970) simule le stoïcisme, Joanna Cassidy ( Under Fire , Spottiswoode, 1983) se déguise en accorte productrice exécutive et Lila Kedrova ( Les Égouts du paradis , Giovanni, 1979) en comtesse cartomancie...

Easy Rider

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  Un métrage, une image : Les Sorcières du lac (1970) Le Diable adore le cigare, déteste la jeunesse, roule en Rolls-Royce, accumule les succubes, sainte trinité inversée, en parallèle aux Parques ou aux witches de Macbeth , accessoirement organise, au sein de son château caveau, de sinistres soirées, de rassemblement et d’égarement, tintouin un brin kubrickien ( Eyes Wide Shut , 1999). Comme l’Enfer, on le sait, de bonnes intentions se voit pavé, sa (dé)route, décès simulé sur la route, croise celle d’un solitaire capillaire, d’un altruiste presque en fuite, d’un motard du temps, goinfre à la Gretel de liberté, d’infidélité se gargarisant. Hélas, le voici « tombé dans le panneau », en effet, celui qui indique en VO « lac d’été », SVP. Un an avant l’Eastwood des Proies (Siegel, 1971), le Lovelock ad hoc de Murder Rock (Fulci, 1984) succombe, au propre et au figuré, au charme (dé)enchanté de femmes fortes et sans pitié. Producteur d’Antonioni & ...