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Affichage des articles associés au libellé Michelangelo Frammartino

Cette femme-là : Voilà l’univers d’Anne Murat

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Sous le signe des signes, rencontre avec une femme et une forme… Un jour (récent), je rédige un éloge de Il dono , dû à Michelangelo Frammartino ; un soir, un amical Berlinois (il se reconnaîtra), via le trombinoscope interlope de Mark Zuckerberg, m’oriente vers un texte similaire, signé Anne Murat. Je lui adresse le mien par courriel, comme un écho, elle me répond, rapidement, gentiment, correspondance depuis la France vers l’Italie. Tandis qu’elle parcourt mon blog (avec plaisir, apparemment), je visite son site  à son image, riche, structuré, réfléchi, citoyen (sinon engagé). On y trouve des mots, des photos, des extraits de courts métrages, fictions ou documentaires, « institutionnels » ou musicaux, d’essais vidéo, on y aperçoit une femme qui écrit, réfléchit, réalise, voyage, à la recherche d’elle-même à travers la découverte d’autrui. Sciences Po, le CNC, le trilinguisme et le cosmopolitisme, quelques repères assortis d’admirations pour Cameron, Fel...

Il dono : L’Échange

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Suite à son visionnage sur le service Médiathèque Numérique, retour sur le titre de Michelangelo Frammartino. Le premier plan reprend le dernier de La Prisonnière du désert  : une porte ouverte sur le monde, surcadrée par l’obscurité. Un vieil homme sort, contre un rectangle de terrain noir et de ciel blanc. Devant la texture de l’image, 16 mm rugueux « gonflé » en 35, face au comportementalisme introductif, on peut se croire spectateur d’un documentaire. En réalité, Il dono abolit la frontière, fait fusionner la fiction avec le réel. Le don homonyme renvoie à un élément précis du récit, à la problématique d’ensemble, mais aussi et surtout à une capacité à observer l’être-là, à l’infuser de motifs fictionnels – « don de double vue », en effet, qui cherche à percevoir la surface et l’intériorité, à les donner enfin à voir, débarrassées de la poussière de la professionnalisation, de l’emprise de la dramaturgie. Pas d’acteurs, rien que le grand-père du r...