Le Frère et L’Enfer
Exils # 227 (15/09/2026) Prends Petit paysan (Charuel, 2017), flanque-le de Fight Club (Fincher, 1999), tu obtiens donc Bisons (Monnard, 2024) ? Oui et non, car ce drame de désastre rural, castagne illégale, s’inscrit aussi dans le sillage d’ En fanfare (Courcol, 2024), comme si la fraternité, d’abord au propre, ensuite au figuré, constituait une intime utopie, face au factice et à la faillite des idéologies collectives. La famille, que tu la détestes ou que tu l’idéalises, tu la redécouvres toujours, tu y reviens un jour, tel Joël, plus fils prodigue mais héritier rejeté, par le père enterré renié, pitoyable taulard qui reparaît un soir, déplace sur le piano la paternelle photo. Après une journée bien remplie et réglée, s’entraîner tôt pour la compétition de lutte à l’horizon, s’occuper des bêtes honnêtes, notamment cette vache sur le point de mettre bas ou pas, puisqu’elle périra, prophétique trépas, se doucher tatoué, Steve rejoint la mère et le frangin, pas vrai...