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Affichage des articles associés au libellé Rick Baker

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  Un métrage, une image : Hamburger film sandwich (1977) Film difficile à financer, film à l’insolent succès, Hamburger film sandwich servit on le sait de rampe de lancement au cinéaste John Landis, aux scénaristes Jim Abrahams, David & Jerry Zucker. Les deux décennies suivantes verront ainsi l’avènement des Blues Brothers (Landis, 1980), Un fauteuil pour deux (Landis, 1983), Y a-t-il un pilote dans l’avion ? (ZAZ, 1980), Police Squad (ZAZ, 1982), Y a-t-il un flic pour sauver la reine ? (ZAZ, 1988) et ses suites, ensuite le diptyque Hot Shots! 1 + 2 (Abrahams, 1991 et 1993). Placé sous le signe de la parodie, l’ opus se compose de « fausses publicités », pardon du pléonasme, de bandes-annonces trafiquées, de documentaires détournés, de courts métrages au sujet d’une masculinité tourmentée, en automobile ou au ciné, d’un entretien à perche presque raté, d’un petit exercice de sexologie sur disque ajourné, d’un procès piégé, décoloré, à godemi...

London After Midnight : Remarques sur Le Loup-garou de Londres

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Le « cri du cœur » de Rick Baker… Le cinéma sympathique et anecdotique de John Landis trouve ici une sorte de sommet. Son film préféré retravaille en partie Le Chien des Baskerville (Terence Fisher, 1959), adresse un clin d’œil salace au Voyeur (Michael Powell, 1960) et se conclut comme King Kong (Merian C. Cooper & Ernest B. Schoedsack, 1933). Outre résonner avec d’autres opus consacrés de loin ou de près à la « lupinité », par exemple Wolfen (Michael Wadleigh, 1981), Hurlements (Joe Dante, 1981) ou La Compagnie des loups (Neil Jordan, 1984), Le Loup-garou de Londres (1981) se souvient des werewolves nazis avant le Lars von Trier de Europa (1991) et préfigure à la fois La Féline (Paul Schrader, 1982) et Simetierre (Mary Lambert, 1989). Une trentaine d’années après, Landis retournera en Angleterre, à l’occasion de Cadavres à la pelle (2010), encore une relecture des mésaventures du sinistre tandem Burke & Hare, disons dans le sillage d...

La Peau douce : Hommage aux maquillages

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Le latex te laisse perplexe ? Revisite quelques classiques, épouvantables et sublimes. À la mémoire de Benoît Lestang. Le masque démasque, tandis que la nudité déguise, demandez aux comédiens grecs, japonais, aux hardeuses US. Le corps constitue l’effet spécial suprême, même lorsqu’il prend la pose, il ne cesse sa métamorphose. Si nos vies pouvaient se visionner en accéléré, burlesque grotesque, tragédie teintée de comédie, nous verrions s’accomplir pour ainsi dire à l’extérieur, dans toute son ampleur, la ruine quotidienne, ce processus assuré de destruction dont parlait Fitzgerald dans La Fêlure (1945), pas encore transposé par le Fincher de L’Étrange Histoire de Benjamin Button (2008). Les albums photographiques, recueils d’entomologie intime, en donnent une bonne idée, toutefois trop figée, trop proche du tombeau. Le cinéma, par définition art funéraire et embaumeur de bonheur(s), miroir fantomatique, spatial, temporel, ranime les rides, magnifie les maladies,...