A Touch of Zen : L’Art de la guerre
Suite à son visionnage sur le site d’ARTE, retour sur le titre de King Hu. Après le scorpion darwinien de Sam Peckinpah dans La Horde sauvage , l’araignée bouddhiste de King Hu (une double pensée aussi pour la toile enfantine et l’ogre puritain de La Nuit du chasseur , les insectes grouillant dans l’herbe américaine de Blue Velvet ). Imagerie liminaire et métaphorique d’un monde enragé, d’un combat à mener contre le Mal et/en soi-même. L’affolement d’une multitude de plans, montage ivre comme le « chat » masqué de l’hirondelle dorée (notre moine saignera d’or, croyez-le ou non). Montagne majestueuse, pluvieuse, paysage calligraphié rempli de brume et de vide, d’ombre et d’immobilité. Cette terre antique s’anime d’un mystère cinématographique, d’une bouleversante présence immanente ouverte sur la transcendance. La musique nous invite, l’absence humaine guide vers le fort fantomatique, ruines à ciel ouvert supposées hantées. Du foyer (maternel, ...