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Affichage des articles associés au libellé Richard Donner

Jetons et Dragons

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  Exils # 147 (04/12/2025) On se doute de la tête des cadres de Disney à la projo privée, surtout la scène du pied princier, par la bête bien bouffé. On entend itou parler de virginité, on entrevoit sous l’eau une nageuse nue : Le Dragon du lac de feu (Robbins, 1981) s’inscrit ainsi dans le sillage de longs métrages disons adultes, au modéré tumulte, à l’instar du Trou noir (Nelson, 1979), des Yeux de la forêt (Hough, 1980), de La Foire des ténèbres (Clayton, 1983). Si le périple initiatique, à grande lance fissa phallique, dont le nom duplique le titre d’origine ( Dragonslayer , Buffy opine), réutilise une ressassée structure mythique ; si la créature en question, détruite en définitive via un « sorcier en apprentissage » (cf. Fantasia , 1940), avec le concours de son mentor déjà mort ( Sir Ralph Richardson cachetonne, ressuscite le Moïse de DeMille) et d’une chouette amulette, procède d’un bestiaire culturel et religieux fameux ; si l’issue ne sem...

La Preuve par l’épreuve

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  Exils # 107 (12/05/2025) Pour Patrick Dans Survivre à Hollywood , titre programmatique, le cher Fleischer se souvient de l’oraison de Robinson, de l’émotion de Heston, qualifie le film, avis d’Eddy, « de premier ordre », doté d’une histoire « qui a du fond  ». La valeur de Soleil vert (1973) se situe ici aussi, histoire d’amour entre deux hommes non plus amicale et homosexuelle ( Ben-Hur , Wyler, 1959) mais cette fois-ci filiale et paternelle. Plus proche du « charognard » coriace de L’Inspecteur Harry (Siegel, 1971) que des serviteurs dessillés des sinistres sociétés du Meilleur des mondes , 1984 , Fahrenheit 451 , émules de Paul sur le chemin de Damas, le « détective » indocile et anti-émeutiers affamés se nomme Thorn, patronyme explicite de déchirement piquant, tel le père infanticide, avatar d’Abraham, de La Malédiction (Donner, 1976). En « 2022 », à New York la glauque, chacun se fiche de l’Antéchrist, du maléfique me...

Femme(s) des années quatre-vingt

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  Exils # 67 (07/01/2025) À sa sortie, en écho à Carrie, mais pas au « bal du diable », tout le monde se moqua sans états d’âme de la « cousine de Superman ». Il fallut donc attendre Patty Jenkins pour lui adresser un clin d’œil logique et chronologique avec Wonder Woman 1984 (2020). Une quarantaine d’années après, Supergirl (1984) ne s’avère vite ni un produit cynique, ni une déclinaison à la con. À l’instar de l’intéressant et idem mésestimé Superman 3 (Lester, 1983), où l’immaculé Clark Kent découvrait puis combattait son propre et sale Mister Hyde, au creux d’une casse auto ensuite réoccupée par Jim Muro ( Street Trash , 1987), aucun meilleur ennemi que soi-même, amen , l’analogique métrage en automatique pilotage du sieur Swarc, téléaste responsable et coupable itou des dispensables Les Dents de la mer 2 (1978) ou La Vengeance d’une blonde (1994), ne mérite l’amnésie, le mépris. Il s’agit en effet, en réalité, d’un film dont le féminisme profond et définit...

Les Rôles d’Errol

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  Exils # 62 (28/11/2024) Homme libre, toujours tu chériras la mer ! Baudelaire, L’Homme et la Mer Puisque Flynn se fiche de ses films, on évacuera Les Aventures de Robin des Bois (Curtiz & Keighley, 1938), au demeurant divertissant, mais l’on ne fera fi de l’autobiographie, au titre d’insistance, à lire à double sens. Ses mauvaises manières, ou bien mauvais chemins, les voici sous l’aspect d’un pavé, que résume une plume démasquée [1] . Longtemps avant de se costumer, de prendre l’épée, ce citoyen australien vit diverses vies. Il lit beaucoup, commet les quatre cents coups, un destin rimbaldien, aux béguins de Gauguin. Moins Casanova que cosmopolite, davantage aventurier qu’homme politique, le beau diable natif de Tasmanie ne manie l’économie, baise et se fait baiser, au propre, au figuré. Havilland & Hollywood ? Des étapes sur sa route. Son désir d’or ? De quoi payer après l’accès au théâtre et au musée, au bordel existentiel, ethnographie à parfo...

L’Énergie et le Fossile

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  Exils # 43 (03/07/2024) « Il faut que ça ait l’air vrai », donc Dementus dégomme des war boys , de toute façon escadron d’ expendables , kamikazes bichromes d’une Citadelle à la populace d’esclaves souterraine, comme si la secte célèbre des Assassins d’Alamut croisait les exploités de Metropolis (Lang, 1927). Rien de plus certain, en effet, que la vérité de la mort, toujours et encore, unique certitude au bout de tous nos tumultes, infantiles ou adultes, « épiques » ou prosaïques. La ruse en replay d’un sceau incontestable ainsi lestée, le bien nommé Trojan truck peut s’engouffrer au fond de la pétrolifère cité du frérot porté sur la peinture préraphaélite. « Je m’ennuie », dit-il aussi, plusieurs spectateurs pourraient opiner, durant ces deux heures trente dont dix minutes dédiées au générique, lequel remercie en catimini les indigènes Aussies . En matière de réalisme, de photoréalisme, précise l’équipe technique de La Planète des singes :...

Pétrole

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  Roman de gare et de grand désespoir ? Récit de vie et vue d’ici…   Premier essai, au prix biarrot, Chroniques d’une station-service s’avère vite un petit livre cinéphile, divertissement de ce temps, amusant et inconsistant. Avant de partir de Pantin, rendu parano ou peu s’en faut, d’aller dans les Landes dépanner un papounet dévalisé, moralité : se méfier des amoureuses merveilleuses, en réalité numériques, machiavéliques et tatouées, de succomber, qui sait, à la question, sinon à l’invitation, d’une accorte homologue en uniforme, car les stations d’autoroute ne connaissent la déroute, aristocrates de l’asphalte, Beauvoire, il ne se prénomme Simone, glandouille davantage qu’il ne dérouille, malgré la perte presque prétexte d’une clé USB, sur laquelle s’accumulent des documents administratifs nominatifs, du porno japonais téléchargé, un premier roman à plaire, assuré best - seller , recherchée selon une annonce de Libération , lectorat notamment de mendiants, tu ...

Devil Inside

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  Un métrage, une image : The Exorcism of God (2022) Ainsi depuis, plus je ne suis celui qui agit, mais le péché qui demeure en moi. Romains 7 :17   S’il cite le film de Friedkin le temps d’un plan indeed iconique, en reprend la paire d’experts, développe l’épilogue, contamination d’occasion, sacrifice bis , le métrage d’hommage et d’outrage s’exile de L’Exorciste (1973), aura trauma , possède, terme en contexte, une sorte de baroque espagnol, se situe au sein forcément et férocement malsain du désir, propice au pire. Il propose une réflexion en action, plus rosse que morose, au sujet de la pseudo-sainteté, qui bien sûr carbure à la culpabilité, élément essentiel de la religion chrétienne. Non démunie d’ironie, la démonstration des délicieux méfaits du démon s’achève au Vatican, où le relou père Peter, dépossédé de sa bonté, pas de sa désormais mauvaise foi, transfuge « héritier » d’une Terre d’âmes en peine peuplée, s’en va poser la première pierre d’...