Let’s Get Lost : Le Chanteur de jazz
Suite à son visionnage sur le service Médiathèque Numérique, retour sur le titre de Bruce Weber. Voilà, perdons-nous au son de la voix et de la trompette de Chet, puisqu’en 2017 le reste, tout le reste, anywhere , s’avère assez abject. Égarons-nous durant deux heures environ dans ses rides, dans son sourire, dans sa belle gueule fracassée de camé édenté. Le spectre roule en Cadillac et sa vie se déroule en « histoire orale », le film affiche un noir et blanc granuleux – du 16 mm « gonflé » en 35, au vintage format 1.33 – qui harmonise les sources, les époques, les discours dans le même espace-temps mythique, atemporel, artificiel et arty . En studio ou à l’hôtel, en Italie ou à Cannes, sur une plage de Santa Monica bientôt arpentée par Lana Del Rey, on croise Chris Isaak, vrai-faux héritier mutique, le Flea sauteur des Red Hot Chili Peppers, on aperçoit des photographies érotiques d’André de Dienes, sirènes au soleil, dont une certaine Marilyn, et un poste...