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Affichage des articles associés au libellé Philip Noyce

Pink Cadillac

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  Un métrage, une image : Hot Spot (1990) Ce titre ironique et non érotique, à l’intitulé au sens dédoublé, puisque spatial et sexuel, ressemble à un « film de commande », comme si l’acteur-réalisateur, désormais désintoxiqué, pas encore cancérisé, entendait démontrer sa capacité à s’écarter des apartés disons plus personnalisés de Easy Rider (1969) et The Last Movie (1971), diptyque very seventies . Une vingtaine d’années après, deux ans à la suite du succès critique et public des flics de Colors (1988), le voici à délivrer un petit polar à base de vaudeville machiavélique, comme si le fameux Facteur sonne toujours deux fois (Garnett, 1946) en définitive n’existait pas. Hopper remplace fissa Figgis et retravaille un vieux script du spécialiste Charles Williams, dont viennent d’ailleurs de sortir en salles deux adaptations plutôt mineures que majeures, à savoir Vivement dimanche ! (Truffaut, 1983) et Calme blanc (Noyce, 1989). Le matériau d’origine...

Le Vaisseau de l’angoisse : Lifeboat

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Impressions désordonnées d’un voyage au bout de la peur, ou presque. Bienvenue à bord Un aimable (et sucré) générique vintage à la graphie rose, comme tout droit sortie de Breakfast at Tiffany’s ou Rosemary’s Baby . La nave va sur la dolce vita, si. Et l’incendiaire Francesca Rettondini dans sa robe rouge à la Gilda, dans son play-back du Senza fine de Gino Paoli (chéri de Stefania Sandrelli, mamma mia !), repris assez superbement par Monica Mancini, la fille du cher Henry. Des regards qui en disent long, une saveur de complot sur les flots, dans la langueur chaloupée du steadicam . Sur le pont, ça danse aussi, « haute société » façon Titanic sur le point de se voir découpée en deux, littéralement, la faute à un filin félon (notez la relecture délocalisée de Carrie au bal du diable , le clin d’œil d’amputé à Freaks ). Une gamine survit au massacre gentiment gore , la jeunette Emily Browning, pas encore dans sa jupette d’héroïne maltraitée de Sucker Pun...

A Scene at the Sea : Waterworld

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 « Retour aux sources » et spécialement à celle qui ne se tarit pas… À l’inspiratrice de minuit Quand on naît au bord de la Méditerranée, quand on nage face à une petite ville où surgit le train méta du cinéma, quand on marche sur le sable d’une plage grise et industrielle en hiver, la mer fait partie de votre corps, de votre histoire, cette mare nostrum devient vite vôtre, son souvenir salé jamais ne peut s’effacer. La discutable « mémoire de l’eau » ? Celle de l’enfance et de l’adolescence, du dimanche et du silence, des morts et des survivants, assurément. Pourquoi Fellini y finit-il sa douceur de vivre, pourquoi La dolce vita s’achève là ? Pourquoi Kitano, à la fin de Hana-bi , décide de s’y flinguer, après avoir délivré d’une balle son amoureuse condamnée par la maladie ? Pourquoi A Scene at the Sea et Sonatine comportent-ils de mémorables scènes maritimes, entre jeu et contemplation, joie légère et amèr...