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Nocturama

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  Un métrage, une image : Nuit magique (2019) Conte coloré, écho à Noé, cet exercice de stoïcisme, assez sympathique, à la fois drolatique et fatidique, prend l’apparence d’un opus picaresque. On peut certes penser au ciné de Jim Jarmusch & Aki Kaurismäki, pourtant ce premier film possède sa sienne « petite musique », au propre et au figuré, fi de Catherine Lara, ça vous va ? Durant une heure vingt vite passée, voire trépassée, on escorte donc un hypocondriaque, en sus musicien « expérimental ». Notre homme en mauvaise forme, sinon fortune, rencontre la Mort, en tout cas un autre type qui s’identifie ainsi, olibrius à l’accent presque russe, placé entre un corbeau à la Poe, un oiseau de paradis joli, bestiaire guère mortuaire, quoique, à des années-lumière du pasteurisé Brad Pitt ( Rencontre avec Joe Black , Brest, 1998). Le gentil Youri, pas si à l’agonie, va s’amouracher illico d’une lectrice de peep show , aperçue chez une sorcière sud-coré...

Une valse dans les allées : Regarde la mer

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  Suite à son visionnage sur le site d’ARTE, retour sur le titre de Thomas Stuber. Filmé sous l’influence géométrique, sinon statique, d’un certain Stanley Kubrick, de préférence en caméra fixe, remarquez le surprenant circulaire panoramique, lors du hom(m)e invasion , nonobstant à bonnes intentions, de l’immaculée, suspecte, maison de Marion, sa rime in extremis , en plongée surveillée, Une valse dans les allées (2018), en dépit de sa reprise du Danube bleuté, ne se soucie de « spatiale odyssée », davantage des ravages de notre modernité marchandisée. Dans Zombie (1978), dystopie US itou située au sein malsain d’un symbolique supermarché, les survivants, cependant, s’épuisaient à s’entendre, à se défendre. Ici, assaut accompli, « réunification » faite, quarante années après, les manutentionnaires nocturnes, descendants délocalisés des anti-héros de Romero, ressemblent à des vampires dépressifs, des morts-vivants émouvants. Ce que j’écrivais jadis au suje...