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Affichage des articles associés au libellé Antoine d’Agata

We Are the Flesh : Carne

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Suite à son visionnage sur le service Médiathèque Numérique, retour sur le titre d’Emiliano Rocha Minter. Brutal et sentimental, Tenemos la carne (possession et non identification, a contrario de l’intitulé international), fait penser à du Gaspar Noé délocalisé à Mexico, où ne sévit plus le chanteur homo de Luis mais un certain Mariano, ermite lubrique et père pervers. Un beau jour, Fauna & Lucio (surnommé Lucifer par sa sister , Skeletor par l’ogre « romantique ») s’invitent dans son appartement en ruines, au décor de déliquescence calqué sur le cabinet des jumeaux-gynécos de Cronenberg ( Faux-semblants , autre conte d’utérus et de triolisme). De la nourriture et un abri, d’accord, il va falloir cependant bosser, les enfants (errants), édifier une grotte en bouts de bois, emballages d’œufs et chatterton à foison. Dans cette caverne molto utérine, très peu platonicienne, quoique, nos trois protagonistes vont pouvoir se livrer à une sorte de cérémonie secrète ...

Aka Ana : Femmes de la nuit

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Suite à son visionnage sur le service Médiathèque Numérique, retour sur le titre d’Antoine d’Agata. Tourné à Shinjuku durant quatre mois « en résidence », co-produit par Lazennec Tout Court, Le Fresnoy-Studio national des arts contemporains et le Musée Niepce, monté par Yann Dedet (Truffaut, Pialat, Cédric Kahn), primé à Belfort en 2008, Aka Ana paraphe le passage au cinéma du photographe Antoine d’Agata, formé à New York par Nan Goldin et Larry Clark, ancien de Magnum, animateur d’ateliers divers et commissaire, en 2013, d’une exposition consacrée à Marseille, sa ville natale, en images internationales. Sur son profil laissé à l’abandon depuis 2009, celui qui se définit non comme un artiste mais un « agent de contamination », à la fois « saint » et « fou », cite Durrell, Miller, Pessoa, Debord et Godard, récuse le « commentaire photojournalistique » autant que le « voyeurisme », souligne le « mensonge » o...