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Gaslight

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  Un métrage, une image : Hangover Square (1945) Exercice de style, psychanalyse appliquée, presque de série B ? Leçon de réalisation et chef-d’œuvre de poche, malgré un manichéisme féminin mâtiné de misogynie. Barré Lyndon ( Sous le plus grand chapiteau du monde , DeMille, 1952, La Guerre des mondes , Haskin, 1953, Le Signe du païen , Sirk, 1954) adapte donc de façon infidèle un roman de Patrick Hamilton, le dramaturge de Hantise ( aka Gaslight , Dickinson, 1940, Cukor, 1944) et La Corde (Hitchcock, 1948). Éclairé par Joseph LaShelle, à peine sorti de Laura (Preminger, 1944), puis directeur de la photographie sur plusieurs Wilder, un Cassavetes ( Un enfant attend , 1963) ou un Penn ( La Poursuite impitoyable , 1966), musiqué par Herrmann alors à la Fox, interprété par l’impliqué Laird Cregar, cané d’une crise cardiaque peu avant la distribution en salles, dommage, Hangover Square brûle d’un feu précis, précieux, file le motif métaphorique, lui-même ensuite repr...

Le Retour de l’abominable Docteur Phibes : Le Prince d’Égypte

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Toutankhamon quasiment tout en carton, pour nécropole pop … Avant Aphrodite (1982), revoici Orphée : Robert Fuest, fanatique des mythes ? En tout cas, en l’absence de Valérie Kaprisky, le cinéphile amateur de (très) jolies filles se consolera avec la complice Valli Kemp, la délaissée Fiona Lewis ou la mutique Caroline Munro, quel beau trio. Sinon, ce film sympathique mais anecdotique, baigné d’humour britannique, donc dans le direct sillage de son prédécesseur d’horreur, farceur, nous transporte cette fois-ci au pays des pharaons fascinés par l’éternité, après les fameuses dix plaies égyptiennes détournées de manière criminelle pendant le premier opus sorti en 1971. En 1972, l’Espagne sert de mirage à sarcophage, viva Ibiza sans David Guetta, et les studios d’Elstree donnent à nouveau dans l’Art déco, bravo au boulot évocateur du set designer Brian Eatwell, collaborateur de Roeg, Lester ou Fuller, bien mis en valeur par le lumineux Alex Thomson, DP sur Excalibur ...