Articles

Affichage des articles associés au libellé Grace Kelly

Le Retour de la Panthère rose : Diamants sur canapé

Image
  Suite à son visionnage sur le site d’ARTE, retour sur le titre de Blake Edwards. Une douzaine d’années après La Panthère rose (Edwards, 1963), opus pionnier, à succès, suivi par presque une douzaine de suites, série de ratages ou de réussites, dont un diptyque amnésique de Steve Martin ( La Panthère rose , Levy, 2006 + La Panthère rose 2 , Zwart, 2009), Edwards & Sellers « remettent le couvert », de cuisine asiatique, relancent leur carrière, en quête d’un hit . Idem financé par Lew Grade, dans le sillage de Top Secret , (Edwards, 1973), (re)lisez-moi ou pas à ce sujet, Le Retour de la Panthère rose  (Edwards, 1975) ne rendit personne morose, à part un peu les friqués frileux de United Artists, « atteignit l’objectif », dut son absence d’un coffret sympa, d’autrefois, à une question de droits, oui-da. Ainsi placé entre Quand l’inspecteur s’emmêle (Edwards, 1964) et Quand la Panthère rose s’emmêle (Edwards, 1976), donc précédant La Malédict...

Fenêtre sur cour : Lisa et le Diable

Image
Le chic, l’éthique, la mosaïque, la musique… Il n’y a pas que des chansons d’amour Sous le soleil de tous les jours Pauline Ester, Une fenêtre ouverte Last night a D.J. saved my life from a broken heart Last night a D.J. saved my life with a song Indeep Avant tout territorial, sinon provincial, cependant mondial, pour des raisons géographiques, historiques, stratégiques, cf. le mythe fondateur de la Frontier , le cinéma américain s’enivre de hom(m)e invasion , envahissement masculin d’un domicile féminin, donc équivalence d’évidence du vol et du viol very seventies , envisagez par exemple Les Chiens de paille (Sam Peckinpah, 1971) ou Un justicier dans la ville (Michael Winner, 1974), ersatz de westerns à scandale. Toutefois Fenêtre sur cour (Alfred Hitchcock, 1954) innove, « donne à voir », locution de saison, lexicale, estivale, cette fois-ci une woman invasion  : l’élégante et intrépide Lisa s’introduit dans la tanière du taciturne et ...

Grace Kelly : D’Hollywood à Monaco, le roman d’une légende : Le Monde comme volonté et comme représentation

Image
Patricia pleine de grâce, priez pour nous, pauvres spectateurs de vos films et de votre vie. « Une petite conne ambitieuse » osait naguère James Ellroy à propos de Marilyn Monroe, un temps suggérée pour accompagner Rainier, d’ailleurs, par Onassis, si l’on ne s’abuse : trait très réducteur, pas entièrement faux, et nonobstant une courtoisie élémentaire, very Frenchy , on pourrait rapprocher la Quaker meurtrière de Zinnemann, la poupée (pas encore Barbie, tandis que Mattel se fendit d’une figurine en partie caritative à son effigie) oscarisée aux gants blancs, à la virginité perdue, donnée, au mari d’une amie de sa mère, aux innombrables liaisons réelles ou supposées, sincères et/ou cyniques, puisque cela sert aussi à faire avancer une carrière, même éphémère, de la princesse et pute – dans cet ordre « inversé » – du film de Marc Dorcel, de son héroïne féerique pour adultes (possible définition de la pornographie, où personne ne débande, ne pleure, ne ...

Voyage en Italie : Souvenirs symboliques de la singulière Mimsy Farmer

Image
Le portrait impressionniste, subjectif, kaléidoscopique (ou syncopé comme du jazz ) d’une actrice à redécouvrir… Double signe linguistique, ludique et psychotique, en forme de prédestination d’une persona  : elle doit son surnom/prénom exotique – Merle pour l’état civil, telle Miss Oberon – au célèbre Jabberwocky de Lewis Carroll, paru dans De l’autre côté du miroir (des fantômes) et son patronyme résonne avec celui d’une actrice internée, Frances Farmer, qu’incarna jadis, dans un biopic méconnu à revoir (au moins pour le beau thème de John Barry) la bien nommée Jessica Lange ; signalons au passage que ce nom servit de pseudonyme à une chanteuse française connue et cinéphile, autrefois désenchantée façon David Lean, elle-même née Gautier (Dumas fils ?)… Un peu d’archéologie, voire de nécrophilie : elle nous semble, jusqu’à un certain point, le chaînon manquant entre Grace Kelly (mue incomplète pour cause de mariage en principauté de carton-pâte), Jea...