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Affichage des articles associés au libellé Lawrence Kasdan

La Grotte Costner

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  Exils # 44 (05/06/2024) Donc d’un western moderne ( Furiosa : Une saga Mad Max , Miller, 2024) au suivant à l’ancienne ( Horizon : Une saga américaine , Costner, 2024). Chacun remarquera du même mot le même emploi. Des deux côtés de l’Atlantique et du Pacifique, face à la faillite du politique, revoici le répit de l’épique ; à l’encontre des communautés, de leur clivante radicalité, vive la collectivité, l’unanimisme démuni de manichéisme. Ça se rassemble et se ressemble sur un écran, ça vous rassemble et vous ressemble devant. Cet Ouest à représenter, à ressusciter, cette Frontière filmée, fantasmée, à la fois fabuleuse et fondatrice, odieuse et destructrice, on le savait bien avant le révisionnisme cinématographique des seventies , Costner les connaît sans conteste, il s’illustra autrefois dans des westerns authentiques ( Silverado , Kasdan, 1985, Danse avec les loups , Costner, 1990) ou symboliques ( Les Incorruptibles , De Palma, 1987, Un monde parfait , ...

Insidious

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  Un métrage, une image : The Block Island Sound (2021) Personne pour confondre les frères McManus avec Carpenter, surtout celui de Fog (1980) et L’Antre de la folie (1995), car leur troisième effort ressemble fort à un téléfilm au format widescreen , à un petit produit presque insipide, tourné en numérique et destiné au pseudo-ciné en ligne, fix de Netflix, d’ailleurs ancien employeur du tandem amène. Quant au casting , il provient aussi, en majorité, de la TV, cela se sent assez souvent. Cependant tout ceci ne doit faire écran, dispenser d’écrire au sujet de tout ce que leur film peut offrir, à condition d’accepter son rythme languide, son environnement livide. The Block Island Sound se situe donc du côté du Rhode Island, c’est-à-dire délimite l’État malsain d’un certain Lovecraft. Sur place, en dépit de la capitale homonyme, point de Providence, dégagez Resnais, encore moins de monstre marin, d’« innommables » mais dénommés « Grands Anciens...

Beyond Barry

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  Caché derrière, à la Voulzy ? Dissimulé dedans, à la Barry… Des échos des BO de La Poursuite impitoyable (Penn, 1966), Vivre libre (Hill, bis ), On ne vit que deux fois (Gilbert, 1967), Macadam Cowboy (Schlesinger, 1969), La Randonnée (Roeg, 1971), Top Secret (Edwards, 1974), King Kong (Guillermin, 1976), Jeux érotiques de nuit (Vadim, 1980), Quelque part dans le temps (Szwarc, idem ), La Fièvre au corps (Kasdan, 1981), Frances (Clifford, 1982), Out of Africa (Pollack, 1985), Danse avec les loups (Costner, 1990), L’Expert (Llosa, 1994), Les Amants du nouveau monde (Joffé, 1995), Enigma (Apted, 2001) se déploient sur ce diptyque physique et métaphysique, personne ne s’en étonne, essence d’un style, aboutissement souvent saisissant, autant que testament stimulant. Le post -romantisme assumé du renommé, récompensé, compositeur/arrangeur parvient à une plénitude inédite, du cinéma, mythologies mimis, commandes excitantes, mesquine...

Jumanji: Next Level : Les Vieux de la vieille

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Grandir, mourir, avatars au bord du trop tard… Suite assez sympathique, discrètement mélancolique, Jumanji: Next Level  (Jake Kasdan, 2019) sortit en salles internationales à Noël et possède donc un caractère de conte, à la Dickens ou non. La même équipe fait retour, accompagnée par une conséquente basse-cour, composée d’autruches, de mandrills , d’un cheval, d’un rhinocéros et d’un boa , voilà, voilà, mais une nouvelle problématique apparaît, incarnée au moyen de deux personnages davantage âgés. En résumé, en définitive, les deux Danny, Glover & DeVito, presque « volent le show », en tout cas lui confèrent sa profondeur, certes superficielle, cependant existentielle, ave au David Cronenberg rural et virtuel de eXistenZ (1999), justement. Dans l’univers très vert de Jumanji, du jeu vidéo métonymie, personne ne décède, les aspirés atomisés sans cesse ressuscitent, au moins trois fois, Trinité chrétienne laïcisée. Dans la « vraie vie » nervalienne...

China Moon : En direct sur Ed TV

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  « Ne pas perdre le nord » ou ramer vers sa mort… China Moon (Bailey, 1994) commence comme Chinatown (Polanski, 1974), par un adultère photographié ; on le doit d’ailleurs au directeur de la photographie de American Gigolo (Schrader, 1980), La Féline (Schrader, 1982), Le Pape de Greenwich Village (Rosenberg, 1984), Mishima (Schrader, 1985), Un jour sans fin (Ramis, 1993), Dans la ligne de mire (Petersen, itou), Pour le pire et pour le meilleur (Brooks, 1997), Incident au Loch Ness (Penn, 2004) ou Les Producteurs (Stroman, 2005). Puis il se poursuit tel La Fièvre au corps (Kasdan, 1981), Floride idem , meurtre du mari, instrumentalisation sentimentale. Bailey travaille en tandem , puisque son épouse Carol Littleton, accessoirement monteuse de La Fièvre au corps , encore, E.T., l’extra-terrestre (Spielberg, 1982), Grand Canyon (Kasdan, 1991), Ce que veulent les femmes (Meyers, 2000) ou Un crime dans la tête (Demme, 2004), assemble l’ensembl...