Forgotten : Hypnos
Yeux crevés de parricide incestueux, ou porte-mine de vengeance magnanime. Diffusé sur/par Netflix (sorti chez lui en salles), Forgotten , à défaut d’être entièrement mémorable, ne mérite pas l’oubli (de l’actualité), il prouve « par la bande » (télévisée-numérisée) la suprématie du ciné sud-coréen contemporain. Dès la première scène sise dans une auto, le spectateur observateur se doute que quelque chose ne va pas comme il faut. Ces proches trop souriants et ces fonds verts évidents nous rappellent l’introduction de Martyrs munie de sa famille Ricoré, olé. Peu après, toute la troupe emménage dans une grande baraque à deux étages en bordure de Séoul, merci à la cartographie en CGI. L’incrustation, candide, révèle l’artifice et le film assume sa dimension méta, récit de mise en scène (au carré) heuristique et mémorielle. Si cette filmographie chérie se refuse encore, heureusement pour elle et nous-mêmes, au second degré, à son cynisme occidental, elle ne négli...