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Affichage des articles associés au libellé Mimsy Farmer

La mire m’a tuer

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  Exils # 101 (08/04/2025) Le générique anticipe Shining (Kubrick, 1980) : Delon de dos conduit sur une route sudiste, en bordure de mer et donc de mort, escorté d’une chorale musique dramatique, signée de l’inspiré Demarsan ( Le Cercle rouge , Melville, 1970). Le type anonyme économise son fric chez le tutoyé pompiste et roule en américaine « automatique », assiste en sus à la noyade d’une nounou espagnole, s’incruste au creux de la villa vandalisée par les mômes autonomes, camés aux sucreries et au Coke. Voir Alain avachi dans le canapé devant la télé, en train de sourire et surtout de singer une Sheila au disco « dévouée » vaut déjà le visionnage, mais Attention les enfants regardent (Leroy, 1978) mérite aussi d’être exhumé pour une poignée de qualités. Tel La Traque (Leroy, 1975), il s’agit en définitive d’un survival satiriste, doublé d’une lutte des classes et des territoires, au terme funèbre duquel succombe le pauvre protagoniste, Mimsy Fa...

Love Story

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  Un métrage, une image : Le Tueur (1972) Échec critique et public, l’avant-dernier film de l’auteur des estimables Un taxi pour Tobrouk (1960), Le Bateau d’Émile (1961), Le Voyage du père (1966) ou Le Tatoué (1968), mérite d’être réexaminé, voire réévalué, car il donne à (re)voir, avec une livide lucidité, la France des années septante, glaçante, glacée, aussi son ciné. Coproduit entre ici, l’Allemagne et l’Italie – Éric Rochat reviendra via L’Affaire Dominici (Aubert, 1973), Histoire d’O (Jaeckin, 1975), scénarisera-réalisera sa vraie-fausse suite ( Histoire d’O, numéro 2 , 1984) –, coécrit par Pascal Jardin, parce que le dialoguiste fidèle le valait bien, éclairé en soft focus par Claude Renoir, bientôt au boulot à l’occasion d’une autre chasse à l’homme, pardon, à la dame ( La Traque , Leroy, 1975), les mecs abjects font des misères à Mimsy Farmer, musiqué par le Marseillais Hubert Giraud ( Sous le ciel de Paris , Duvivier, 1951), interprété par Blier ...

Barbet Schroeder, le pire et le meilleur

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  Suite à leur visionnage sur le site d’ARTE, retour sur trois titres de l’auteur. More (1969) Pas d’autobiographie à la Pop Iggy ici ( I Need More ), le Floyd s’impose, en musique dite de source, of course . Pour son premier long métrage un peu long, bien de son âge, Schroeder part en voyage, emporte dans ses bagages le script ironique de Paul Gégauff, la plume acide et drôle de Chabrol, aussi le scénariste de Diaboliquement vôtre (Duvivier, 1967) et Frankenstein 90 (Alain Jessua, 1984), lui-même victime d’un homicide commis par sa dame, les misogynes la condamnent, les féministes l’acclament. Quarante-six ans avant le maternel et mémoriel Amnesia (2015), Barbet s’installe à Ibiza, fuit la pluie, passe par Paris, topographie en autarcie un affreux paradis, artificiel, cruel, cerné de seniors nazis. More (1969) par conséquent prend acte du naufrage de la Nouvelle Vague, reflète À bout de souffle (Godard, 1960) en mode hardcore , anticipe le désertique Antonioni à Za...

La Fille de Trieste : Noyade interdite

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  Ragazza de Gazzara, tristesse de Trieste… À la généreuse Jacqueline Si La Fille de Triste (Festa Campanile, 1982) dialogue à distance avec Conte de la folie ordinaire (Ferreri, 1981), il possède sa propre pertinence, sa sienne existence ; s’il s’apprécie en version dépressive de Cool World (Bakshi,1992), ceci, en définitive, peu importe. S’il fallait le rapprocher d’un troisième item , on citerait Mondo cane (Cavara, Jacopetti, Prosperi, 1962), exemple à succès de sensationnaliste ciné, que la mise en abyme BCBG, sinistre, de la double décapitation-projection parisienne bien sûr rappelle. Ici réside la problématique politique et fondamentale du film : comment s’accommoder de la démence/malfaisance du monde immonde, sans qu’elle vous mine, vous contamine ? Affolée par la folie d’hier et d’aujourd’hui, Nicole devient elle-même folle, son médecin énumère et ne se soucie des multiples dénominations-diagnostics de la psychiatrie. Consœur du prince Mychkine des ...

Nathalie…

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  Un métrage, une image : Liste noire (1984) Délocalisation du Sudden Impact (1983) de Clint Eastwood, Liste noire donne à voir les retrouvailles à la saveur de funérailles, de représailles, de l’actrice Annie Girardot   et du réalisateur Alain Bonnot, auparavant assistant d’André Cayatte sur Mourir d’aimer (1971), dans lequel l’une des stars de la décennie incarnait la suicidée Gabrielle Russier. Signalons que l’intéressé seconda aussi Jacques Demy sur le set de l’estimable Lady Oscar (1978), avant de vite s’orienter vers la TV, ses innombrables et inénarrables Cordier, Lescaut, Joséphine, femme honorifique et proviseur au féminin, fichtre. Mis en musique par Alain Wisniak, le compositeur du parfait contemporain La Femme publique d’Andrzej Żuławski, photographié par le Jean-François Robin du Rue barbare (1984) de Gilles Béhat et L’Amour braque (1985), revoici Żuławski, doté d’un scénario co-signé par André-Georges Brunelin, le grand copain de Jean Gabin, ...

Voyage en Italie : Souvenirs symboliques de la singulière Mimsy Farmer

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Le portrait impressionniste, subjectif, kaléidoscopique (ou syncopé comme du jazz ) d’une actrice à redécouvrir… Double signe linguistique, ludique et psychotique, en forme de prédestination d’une persona  : elle doit son surnom/prénom exotique – Merle pour l’état civil, telle Miss Oberon – au célèbre Jabberwocky de Lewis Carroll, paru dans De l’autre côté du miroir (des fantômes) et son patronyme résonne avec celui d’une actrice internée, Frances Farmer, qu’incarna jadis, dans un biopic méconnu à revoir (au moins pour le beau thème de John Barry) la bien nommée Jessica Lange ; signalons au passage que ce nom servit de pseudonyme à une chanteuse française connue et cinéphile, autrefois désenchantée façon David Lean, elle-même née Gautier (Dumas fils ?)… Un peu d’archéologie, voire de nécrophilie : elle nous semble, jusqu’à un certain point, le chaînon manquant entre Grace Kelly (mue incomplète pour cause de mariage en principauté de carton-pâte), Jea...