Death Valley : Les Rois du désert
Peyotl ou portable, partir ou périr… Aussitôt, l’Esprit poussa Jésus dans le désert, où il passa quarante jours, tenté par Satan. Marc 1, 12-13 Hier un homme est venu vers moi d’une démarche un peu traînante Il m’a dit t’as tenu combien de jours j’ai répondu bientôt 30 J’ai compris qu’il espérait tenir jusqu’à 40 Jean-Patrick Capdevielle Depuis des décennies, le désert désespère et séduit les cinéastes. Death Valley (Ashley Avis, 2016) s’inscrit donc dans un sillage précis, revisite une veine anxiogène, à la suite d’illustres aînés nommés Gerry (Gus Van Sant, 2002), Twentynine Palms (Bruno Dumont, 2003) ou Valley of Love (Guillaume Nicloux, 2015). Une fois la partouze et l’explosion de Zabriskie Point (Michelangelo Antonioni, 1970) dépassées, fantasmées, que reste-il à faire, à défaire, à refaire ; qui, en définitive, affronter, sinon soi-même, loin de la société, au sein malsain d’une microsociété ? N’en déplaise au Wes Craven de La collin...