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Le Retour de la Panthère rose : Diamants sur canapé

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  Suite à son visionnage sur le site d’ARTE, retour sur le titre de Blake Edwards. Une douzaine d’années après La Panthère rose (Edwards, 1963), opus pionnier, à succès, suivi par presque une douzaine de suites, série de ratages ou de réussites, dont un diptyque amnésique de Steve Martin ( La Panthère rose , Levy, 2006 + La Panthère rose 2 , Zwart, 2009), Edwards & Sellers « remettent le couvert », de cuisine asiatique, relancent leur carrière, en quête d’un hit . Idem financé par Lew Grade, dans le sillage de Top Secret , (Edwards, 1973), (re)lisez-moi ou pas à ce sujet, Le Retour de la Panthère rose  (Edwards, 1975) ne rendit personne morose, à part un peu les friqués frileux de United Artists, « atteignit l’objectif », dut son absence d’un coffret sympa, d’autrefois, à une question de droits, oui-da. Ainsi placé entre Quand l’inspecteur s’emmêle (Edwards, 1964) et Quand la Panthère rose s’emmêle (Edwards, 1976), donc précédant La Malédict...

Edith, en chemin vers son rêve : Je sais où je vais

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Sheila, Shula, un réchaud, du réchauffé… Assez anecdotique, très touristique, Edie (Simon Hunter, 2017) néanmoins ne manque de mérite : durant ses meilleurs moments, ce métrage trop sage transforme le visage en paysage, en parallèle duquel ceux de l’Écosse, plutôt somptueux, paraissent pâlir, sinon s’abolir. Je me permets, aussitôt, de renvoyer le lecteur vers ma prose à propos de la face parfois fascinante, à la fois immense et intime sur grand écran. À notre époque et son ciné largement dominés par un jeunisme cynique, intéressé, il faut un certain courage pour s’autoriser de tels gros plans désarmants, presque malaisants. Je ne vois pas, actuellement, d’équivalent à une telle ivresse des rides, à une pareille proximité avec un passé incarné, au propre, au figuré. Les traits altiers de l’impeccable et francophone Sheila Hancock, elle-même veuve du regretté John Thaw ( Inspecteur Morse mémorable, mélomane, thanks for this information , Shulamith), récompensée comédienn...

Balade entre les tombes : La Source des femmes

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Suite à son visionnage sur le site de C8, retour sur le titre de Scott Frank. Comme dans un Bond, le meilleur réside dans le générique : un corps féminin morcelé paraît caressé dans une éternité immaculée, avant que deux visages masculins ne suscitent le soupçon, avant qu’un court panoramique ne révèle un bâillon en chatterton , avant que les doigts ne s’enfoncent dans la chair trop claire de la victime terrorisée, condamnée. On reverra plus tard, brièvement, la jolie finlandaise Laura Birn à l’arrière d’une camionnette, torturée par les deux ravisseurs, filmée en vidéo et observée dans le rétroviseur par un amoureux armé de bonnes intentions infernales. Le témoin suicidaire sort aussitôt du véhicule et le film fait de même, pour ainsi dire, comme si sa propre noirceur l’effrayait, comme s’il se retrouvait au bord de l’irreprésentable. Ailleurs, plus tôt et plus tard, une épouse et une fille, toutes les deux idéalisées au ralenti, mannequin chic ou Chaperon rouge à chaper...