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Mademoiselle Julie

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  Un métrage, une image : La Comtesse (2009) En surface, vous voici vite face à un téléfilm féministe, au révisionnisme assumé, au doute adoubé, car l’histoire, avec ou sans la grande « hache » du père Perec, appartient bel et bien aux « vainqueurs », aux menteurs, aux rédacteurs, aux imposteurs, le psychodrame pseudo-pandémique en (é)preuve pathétique, dissipé comme par magie, supplanté par le réel énorme du conflit Ukraine/Russie, à partir du 14 mars, plus de « passe », « suspension », pas suppression, calmons les moutons, conduisons-les aux élections, ce simulacre de démocratie, légitimé au moyen du repoussoir de la très autoritaire autorité de Russie, bis . La scénariste lacunaire, la réalisatrice scolaire, la compositrice pépère, peut cependant s’appuyer sur des hommes estimables, au talent évident, citons donc les noms des tandems amènes Daniel Brühl ( Good Bye, Lenin! ou Moi et Kaminski , 2003 + 2015 = Becker au carré) & ...

Ciel sans étoiles : Frontière(s)

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Suite à son visionnage sur le site d’ARTE, retour sur le titre de Helmut Käutner. Dans Ciel sans étoiles (Helmut Käutner, 1955), Anna & Carl ne cessent d’aller, de (re)venir, de (re)passer la frontière, pas encore matérialisée par un mur : la caméra comprend, accompagne ce contradictoire mouvement émouvant. Voici, presque en catimini, un grand petit film allemand, pas tant d’un autre temps. Hier, la Frontier représentait une utopie US ; désormais, délocalisée en UE, elle anime l’imaginaire des « migrants ». En 1952, époque de l’ opus , sept années viennent de s’écouler depuis la défaite « d’Adolf », familiarité infernale, fossé de 39, mais la guerre n’en finit pas, cette fois-ci infanticide, fraternelle, davantage individuelle, idem cruelle. La séparation politique, économique, idéologique, duplique en plus une fracture intérieure, entre une mère solitaire et son fils fissa orphelin définitif. En RDA, la camarade Anna bosse à l’usine, sous ...