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Affichage des articles associés au libellé Camillo Mastrocinque

Le Masque du démon : La Sorcellerie à travers les âges

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Woman of steel , « sorcière » vénère, gang bang au bord de la transe… En 1960, le cinéma change, à l’image du monde : en France ( À bout de souffle , Jean-Luc Godard), aux États-Unis ( Psychose , Alfred Hitchcock), au Royaume-Uni ( Le Voyeur , Michael Powell), et surtout en Italie ( L’avventura , Michelangelo Antonioni + La dolce vita , Federico Fellini), de nouvelles formes s’affirment, des sensibilités différenciées s’affichent, l’errance et la violence de l’existence prennent possession/prennent position dorénavant des/sur les écrans. Néanmoins, rien ne naît ex nihilo , en tout cas pas tout cela, et Belmondo semble un écho sartrien de Bogart, le motel  de Norman   Bates appartient au « gothique américain », l’extrémisme maladif de Mark Lewis, assassin sentimental, suicidaire, développe le perfectionnisme épuisant, déchirant, de la chère Moira Shearer, chaussée par les Archers ( Les Chaussons rouges , Emeric Pressburger & Michael Powe...

Un train pour Durango : Un génie, deux associés, une cloche

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Suite à son visionnage sur le service Médiathèque Numérique, retour sur le titre de Mario Caiano. On doit ce film futile et habile, docile et gracile, à une belle équipe transalpine : Mario Caiano ( Les Amants d’outre-tombe) rebaptisé William Hawkins réalise, Duccio Tessari ( L’Homme sans mémoire , Zorro + le scénario de Pour une poignée de dollars ) écrit, Enzo Barboni (Les Amants d’outre-tombe bis et Django avant On l’appelle Trinita , Quand faut y aller, faut y aller , celui-ci dirigé sous le pseudonyme d’E.B. Clucher) photographie, Renato Cinquini ( Le Corps et le Fouet ) monte, Riccardo Domenici (encore Le Corps et le Fouet ) décore, Carlo Rustichelli (arrangeur sur Mamma Roma puis Le Corps et le Fouet , ouais, Six femmes pour l’assassin , L’Évangile selon saint Matthieu , Opération peur , Satyricon ) compose tandis que Bianco Manini ( Texas ) produit ; n’oublions pas l’apport narratif de José Gutiérrez Maesso ( Django à gogo), non crédité. Devant la camé...

Un ange pour Satan : Le Temps du massacre

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Exercice de Steele… Rappelle-toi, Barbara : quelle connerie, ce cinéma ! Tu n’aimais pas le genre , qui te vaut désormais ta renommée, tu lui fis tes adieux ici, avec un « chant du cygne » (noir, of course ) en forme de signature extrême, où tu séduis (ah, tes grands yeux à la Marie Laforêt, ah, ta bouche boudeuse et presque obscène, dans l’épaisseur de la lèvre inférieure) et détruis, où tu marques (à la cravache « l’idiot du village ») et t’amuses (beaucoup, cela se voit dans la courbe défiante de ton sourcil gauche). On maudit toujours la main qui vous nourrit, et tu rêvais d’auteurs, pas d’horreur, et tu tournas aussi pour Fellini, Schlöndorff, Malle, mais je t’assure que cette œuvre mérite sa redécouverte, moi qui la dénichai au hasard (?) chez une enseigne spécialisée dans le déstockage (nous finissons tous « en solde », voire « au rebut », dans la vieillesse naufrageuse, dans l’oubli accompli). Je n’écris pa...