Les Pirates du diable : Et par ici la sortie
Comment comprendre l’ésotérique Brexit ? En recourant au cinématographique… Métrage Hammer méconnu, Les Pirates du diable (Don Sharp, 1964) s’apprécie avec modestie, en fable affable, en pertinent petit traité de politique, presque passé inaperçu, hélas. Façonné par des familiers de la firme, dont Jimmy Sangster au scénario, Michael Reed à la direction de la photo, Rosemary Burrows aux costumes, Bernard Robinson aux décors ou James Needs au montage, l’ opus plaisant repose sur un argument guère morose, à base de mensonge, d’occupation, de collaboration, de résistance. « Toute ressemblance » avec la situation et les souffrances de la France des années 40 ne relève pas de la coïncidence, plutôt de la correspondance, comme si notre meilleur ennemi, de « perfide Albion », se posait, à distance, les mêmes questions. Face à Christopher Lee, ici délesté de ses canines et de sa cape de comte des Carpates, toujours aussi aristocratique, désormais hisp...