Embryo : Dobermann
« Apprenti sorcier » à L.A. + bouillabaisse presque marseillaise. Ce téléfilm de luxe millésimé 1975 constitue un sommet de ciné réactionnaire. Résumons : le généticien veuf, sa moitié décédée à la suite d’un accident où il tenait le volant, parvient à sauver le troisième membre d’une portée, la femelle hélas renversée, rate perforée, par ses soins nocturnes et pluvieux. Grâce à des injections de « galactogène placentaire » et d’une hormone secondaire, le clébard croît et notre toubib n’en croit pas ses yeux, stupéfait par les progrès cognitifs du canidé. Il ignore, le pauvre, que le doberman trucida aussi sec un roquet le menaçant de ses aboiements d’inconscient. Peu après, enhardi par son succès, le voici en train de reproduire un processus similaire sur un fœtus humain, récupéré auprès d’un confrère complaisant. Manque de chance, le rejeton de la suicidaire anonyme grandit aussi vite, brille en société, expérimente le sexe avec le scientifique, av...