Toi, le venin
Un métrage, une image : L’Accident (1963) J’avale des couleuvres J’y suis pour rien j’y suis c’est tout Lili Frikh, Ch’uis P’tite Film ultime de Gréville, lui-même a priori porté sur la bibine, victime définitive d’un accident automobile, ce titre rarissime, pas même doté d’un succès d’estime, s’avère vite un vaudeville dépressif, un gros mélo, un thriller de langueur. La Russie se réduit ici aux symphonies de Tchaïkovski, au pedigree de la (mal) mariée, à un discours sur trente-trois tours, à de l’alcoolisme local, poire d’entonnoir au lieu de vodka, voilà. Les Slaves, faut croire, ça sait boire, picoler contre le désespoir, ou bien s’imbiber afin de le renforcer, allez savoir. Françoise passe et repasse, dans l’impasse, à un jet de pierre du cimetière, à proximité d’épaves, au propre, au figuré, métaphore formulée, dont une porte le prénom, allons bon, de l’épouse en proie au blues . Cependant Andréa ne se suicidera, laissant cela à Anna Karenina, elle desce...