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Affichage des articles associés au libellé Olivier Baroux

He Walked by Night

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  Un métrage, une image : He Never Died (2016) Il faut faire fi de sa forme téléfilmée, écarter ses carences d’écriture, afin d’apprécier, à sa modeste mesure, cette moderne relecture du destin de Caïn. Inédit en salles, disponible en ligne, l’ opus obscur portraiture un Melancholy Man , reprenons donc le titre explicite des Moody Blues, posé sur la bande-son, utilisé en situation. La mélancolie mutique, autarcique, du protagoniste in extremis colérique, car voici une très vieille connaissance, un vieil homme qu’il vaut mieux éviter de voir, semble aussi caractériser son interprète, à savoir le polyvalent, voire « intimidant », Henry Rollins, qui commit de multiples caméos au ciné, à la TV, par exemple chez Lynch & Sia ( Lost Highway , 1997, Music , 2021), s’illustra surtout au sein de Rollins Band, parmi lequel il incarna, à l’occasion d’un clip à succès, par le spécialiste Corbijn ( Control , 2007 ou The American , 2010) dirigé, remarquable et remarq...

Pinocchio

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  Un métrage, une image : Menteur (2022) Remake niçois d’un succès québécois ( Menteur , Gaudreault, 2019), aussi moralisateur que Menteur, menteur (Shadyac, 1997), ce téléfilm infime pouvait s’avérer jeu de piste réflexif, réflexion en action(s) sur les puissances et les souffrances de la fiction. Mais la coproduction Gaumont & M6, associés symboliques, souffre d’être lisse, délestée de malice, inoffensive et poussive. Lorsque Chloé, pas celle de L’Écume des jours , condamnée à crever au milieu d’un univers autant cruel que merveilleux, désigne du terme « incidents » un substantif péjoratif (« blondasse ») + une insulte sexiste (« pute »), proférés par un client russe pas encore préoccupé par l’Ukraine, plutôt le traitement des eaux, elle souligne à son insu le consensuel du logiciel, que la coda de capitale, rencontre sentimentale, tourisme fluvial, pont du passé supposé célébrer l’amitié slave et hexagonale, d’article d’usine, d’abord ...