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Affichage des articles associés au libellé Tom Shadyac

Pinocchio

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  Un métrage, une image : Menteur (2022) Remake niçois d’un succès québécois ( Menteur , Gaudreault, 2019), aussi moralisateur que Menteur, menteur (Shadyac, 1997), ce téléfilm infime pouvait s’avérer jeu de piste réflexif, réflexion en action(s) sur les puissances et les souffrances de la fiction. Mais la coproduction Gaumont & M6, associés symboliques, souffre d’être lisse, délestée de malice, inoffensive et poussive. Lorsque Chloé, pas celle de L’Écume des jours , condamnée à crever au milieu d’un univers autant cruel que merveilleux, désigne du terme « incidents » un substantif péjoratif (« blondasse ») + une insulte sexiste (« pute »), proférés par un client russe pas encore préoccupé par l’Ukraine, plutôt le traitement des eaux, elle souligne à son insu le consensuel du logiciel, que la coda de capitale, rencontre sentimentale, tourisme fluvial, pont du passé supposé célébrer l’amitié slave et hexagonale, d’article d’usine, d’abord ...

Un vampire à Brooklyn : Max mon amour

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Mélange médiocre ? Leçon d’identification.  Une œuvre « véhicule » pour Murphy, avant La Musique de mon cœur (1999) composé pour Meryl Streep ? Une comédie horrifique dans le sillage sarcastique de Freddy sort de la nuit (1994), en présage de mauvais voisinage à Scream (1996), diptyque méta ? Oui-da, mais surtout le dernier volet d’une trilogie apocryphe consacrée à la « question noire », motif constitutif de la psyché US, de son imagerie cinématographique, depuis Naissance d’une nation (Griffith, 1915) jusqu’aux récents Black Panther (Coogler, 2018) et BlacKkKlansman (Lee, idem ). Dans L’Emprise des ténèbres (1988), Craven visitait Haïti sous Duvalier ; dans Le Sous-sol de la peur (1991), il accompagnait à L.A. un petit cambrioleur « de couleur ». Ici, notre estimable cinéaste, souvent lucide observateur avéré de sa contrée, se déplace au milieu de la Grosse Pomme, sur les traces guère dégueulasses d’un Dracula des...