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Affichage des articles associés au libellé James Horner

Space Cowboys

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  Un métrage, une image : Les Mercenaires de l’espace (1980) Corman & Cameron, le premier produit, pardi, en casse presque son tiroir-caisse, le second cumule les fonctions, alors à l’orée de la carrière que l’on connaît. Derrière ou au-delà de la caméra, d’autres mecs de talent, se moquant du manque d’argent : le subtil scénariste John Sayles ( Piranhas , Dante, 1978, L’Incroyable Alligator , Teague, 1980, Hurlements , Dante, 1981, Le Clan de la caverne des ours , Chapman, 1986), aussi l’auteur du renommé Brother (1984) ou du beau Limbo (1999) ; le directeur de la photographie Daniel Lacambre ( La Carrière de Suzanne , Rohmer, 1963, Le Père Noël a les yeux bleus , Eustache, 1966) ; le compositeur James Horner ( Krull , Yates, 1983) et, last but not least , le réalisateur Jimmy T. Murakami, animateur émérite, amateur de tortues, surtout ninja, encore clipeur pour Kate Bush, sinon Elvis ( King of the Mountain ). Devant, sur l’écran, un casting choral i...

Minnie et Moskowitz

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  Un métrage, une image : Fievel et le Nouveau Monde (1986) « Papa peux-tu m’entendre ? » demandait la Streisand de Yentl (1983), avec déjà Nehemiah (Persoff), la fin de Fievel (Don Bluth) lui répond, au son de Un violon sur le toit (Jewison, 1971), oui-da. Souviens-toi, Barbra, point de Prévert, plutôt de Spiegelman, le mec de Maus , ses chats nazis, ses sémites souris, du plumage de Superman (Donner, 1978), du ramage de Maurice Chevalier, voire l’inverse. De Disney à Dickens, doté en coda d’une sucrerie sympa et applaudie, due à l’incontournable Mister Horner, susurrée en tandem amène par Ingram & Rondstadt , notre Don, réalisateur, co-producteur, designer , storyboarder , itou au title , s’associe ainsi à Stevie (Spielberg), excelle en xerography , délocalise en partie en Irlande, se met à dos les syndicats, quelle cata. An American Tail , le titre d’origine, joue du son et du sens, renvoie évidemment vers tale  : Fievel et le Nouveau Mo...

Krull : Un peuple et son roi

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Colossale connerie à concasser ? Modeste trésor à transmettre. En découvrant Krull (1983) hier soir, surpris, séduit, je pensais à Ladyhawke (1985), aux extérieurs aussi tournés en Italie. Réel réalisateur, à l’instar de Richard Donner, Peter Yates sait en effet enraciner sa fantasy au sein de la réalité, au propre, au figuré. Une   bande-annonce d’époque, malheureuse car menteuse, transforme le film en ersatz désargenté de Star Wars (Lucas, 1977), en mélasse médiévale anachronique, gare aux lasers faméliques. En vérité, Krull s’avère un conte de fées sur la fraternité, une allégorie jolie sur l’exercice du pouvoir, démocratique ou tyrannique, une œuvre adulte, remplie de calme tumulte, adressée non pas à l’enfant peut-être encore l’intérieur du spectateur, disons disparu depuis des décennies, mais à sa part d’enfance, c’est-à-dire à sa capacité conservée de s’émerveiller, de s’immerger au milieu du merveilleux, de suspendre son incrédulité, d’animer en feedba...