Articles

Affichage des articles associés au libellé Lon Chaney

Je m’appelle Victor

Image
  Un métrage, une image : Larmes de clown (1924) À   l’écuyère Waechter Chez Fellini ( La strada , 1954), une mère misérable, sens duel, monnaie le fruit de ses entrailles ; chez Sjöström, un père arrange le mariage de l’héritière de misère, vaille que vaille. Larmes de clown , titre alternatif des Clowns (1970) assez sinistre du réalisateur italien, parce que, véritables, ils le valaient bien, à ne confondre avec Le jour où le clown pleura (Lewis, 1972), la Shoah, etc ., commence comme un drame bourgeois, de Faust une version vaudevillesque, fi toutefois de Méphistophélès. En écho à Federico, il s’agit aussi d’une œuvre sur la découverte du mal, du mâle, sentimentale et morale. Quatre avant l’avènement de l’éprouvant Le Vent (1928), le cinéaste suédois cède à l’appel des sirènes de la naissante MGM, son Mayer de patron, sa mascotte de lion, animal local qui, in extremis , bouffera les fautifs, massacrera le tandem de mecs malhonnêtes, chouette. Associé...

Quasimodo : La Gitane

Image
Suite à son visionnage sur le site d’ARTE, retour sur le titre de William Dieterle. Programmation opportuniste de psychodrame médiatique, ce téléfilm friqué rassemble des gens de talent pour un résultat frisant l’inexistant. Walter Plunkett aux costumes, Darrell Silvera aux décors, Van Nest Polglase à la direction artistique, Joseph August à celle de la photographie, William Hamilton & Robert Wise au montage, Alfred Newman à la musique, Pandro S. Berman à la production + le magot de la RKO : tout cet estimable-respectable aréopage ne parvient point à transcender un opus pasteurisé, inoffensif, révisionniste. Sonya Levien, la solide scénariste de Quo Vadis (Mervyn LeRoy, 1951), autre adaptation davantage réussie de pavé prosélyte, ici accompagnée du romancier allemand Bruno Frank, ne se contente pas de remodeler la cathédrale hugolienne, jadis exécutée par un certain Balzac, à laquelle on peut préférer son homologue proustienne, passons, de la faire finir bien, Seign...

Le Fantôme de l’Opéra : Backstage

Image
Suite à son visionnage sur le site d’ARTE, retour sur le titre de Rupert Julian. I’m gonna swing from the chandelier Sia On s’aime comme ça la Seine et moi Vanessa Paradis Mais il connaît pas Raoul, ce mec ! Bernard Blier Ce qu’apporta, autrefois, la lecture adolescente du Fantôme de l’Opéra ? La découverte étonnante de l’humour constant de Gaston Leroux, hélas congédié par la plupart des adaptions au ciné, rétives au mélange déconcertant des tonalités, éprises de rassurant romantisme défiguré, de belles + bêtes relookées, à l’exception notable et notoire, remarquable et remarquée, du Phantom of the Paradise (1974) de Brian De Palma, mélodrame littéral mais aussi, disons en split screen , satire sarcastique de l’industrie US du microsillon, du capitalisme en chansons, foutrement faustien, on le sait bien. Toutefois, voisinage du slapstick oblige, participation d’Edward Sedgwick, partenaire de Buster Keaton ou Laurel & Hardy, comprise, cette œuvre col...

La Peau douce : Hommage aux maquillages

Image
Le latex te laisse perplexe ? Revisite quelques classiques, épouvantables et sublimes. À la mémoire de Benoît Lestang. Le masque démasque, tandis que la nudité déguise, demandez aux comédiens grecs, japonais, aux hardeuses US. Le corps constitue l’effet spécial suprême, même lorsqu’il prend la pose, il ne cesse sa métamorphose. Si nos vies pouvaient se visionner en accéléré, burlesque grotesque, tragédie teintée de comédie, nous verrions s’accomplir pour ainsi dire à l’extérieur, dans toute son ampleur, la ruine quotidienne, ce processus assuré de destruction dont parlait Fitzgerald dans La Fêlure (1945), pas encore transposé par le Fincher de L’Étrange Histoire de Benjamin Button (2008). Les albums photographiques, recueils d’entomologie intime, en donnent une bonne idée, toutefois trop figée, trop proche du tombeau. Le cinéma, par définition art funéraire et embaumeur de bonheur(s), miroir fantomatique, spatial, temporel, ranime les rides, magnifie les maladies,...