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Les Sans-Espoir : Le Mouchard

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Suite à son visionnage sur le site d’ARTE, retour sur le titre de Miklós Jancsó. Dinanzi a me non fuor cose create se non etterne, e io etterna duro. Lasciate ogne speranza, voi ch’intrate. Dante, Divina Commedia , III 7-9 Kubrick rencontre Bresson à Urga ? Oui, un peu de cela, pas seulement. Voici un western oriental, un stimulant exercice de style, une parabole politique intemporelle. Même si le prologue aux planches encyclopédiques constitue un modèle d’exposition contextuelle, le cadre historique en Scope restauré s’oublie vite, se dilue dans une réalisation visant l’abstraction, dans une mise en scène assumant sa théâtralité transcendée. Grand spectacle en plein air, sur la scène d’une prison à ciel ouvert, le métrage de Miklós Jancsó, cinéaste à raison admiré par Scorsese ou Béla Tarr, repose sur un mouvement perpétuel duel, celui de la caméra, celui de la délation. Il convient, pour peut-être sauver sa peau de saligaud, de trouver un assassin supérieur...

Il est difficile d’être un dieu : La Chair et le Sang

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Suite à son visionnage sur le service Médiathèque Numérique, retour sur le titre d’Alexeï Guerman. Mûri puis tourné pendant plusieurs années, le final cut finalement hérité par l’épouse-scénariste et le fils du cinéaste décédé ( remember Eyes Wide Shut de Kubrick), arrivé après une version écrite par Jean-Claude Carrière passée souverainement inaperçue, Il est difficile d’être un dieu ennuya en Russie, ravit en Europe. On cita ici (aux USA plana l’ombre démiurgique et shakespearienne de Welles), scolairement et paresseusement, Tarkovski, Eisenstein, Klimov, Sokourov, Leviathan et My Joy , Gilliam, Pasolini, Tarr ou Verhoeven, sans oublier bien sûr Bosch & Brueghel l’Ancien, avec un soupçon de Gustave Doré relisant Dante, un zeste de Rabelais en organique écho hexagonal. On se gargarisa des possibles parallèles avec les dictatures soviétiques d’hier, avec l’autocratie selon Poutine aujourd’hui, on se rendit ivre de la supposée trivialité, on se vautra délicieusement ...