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Affichage des articles associés au libellé Stelvio Cipriani

L’Année sainte

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  Un métrage, une image : Un flic voit rouge (1975) Un acteur et une actrice aux traits lisses, issus illico du roman-photo ; deux lignes narratives a priori indépendantes, en définitive réunies sous le signe de la dépendance ; du manichéisme à la place de l’anticapitalisme : le film de l’ancien directeur de la photographie affiche de factuels défauts, toutefois il affirme en sourdine un spleen spécifique au ciné des seventies , un lancinant désenchantement en signe des temps, une violence sèche qui le rachètent, le munissent d’une mélancolie made in Italy, non démunie d’amour ni d’humour, d’action ni de réaction, ainsi rétive à la stérile sociologie, que soulignent certaines notes habiles et ad hoc du second Stelvio, revoici Cipriani . Succès à sa sortie en salle, premier volet d’un diptyque, Mark il poliziotto portraiture durant quatre-vingt-dix minutes d’épure un policier singulier, désigné/défini selon l’exotisme d’Amérique de son prénom, le pragm...

Musica bionda

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  Olivier Véran vous donne envie de vomir ? Nora Orlandi devrait vous radoucir… On compte peu de compositrices de « musiques de films », on peut le déplorer, non en raison d’une politiquement correcte « parité », plutôt parce que tous les talents d’hier et de maintenant se doivent d’être mis en avant, par votre serviteur pas seulement. Sur cette playlist de trente titres, due à mes soins de cinéphile mélomane, assez énamouré des douces puissances de la dame, vous (re)découvrirez d’abord une vocaliste virtuose et une chanteuse valeureuse, ensuite une véritable créatrice, n’en déplaise aux pauvres machistes refusant aux femmes en sus le domaine de la musique, en plus « appliquée », on la désigne ainsi en Italie, à des « genres » classés masculins. Mais, ici aussi, il n’existe que des imageries, de la diversité au sein de l’unité du ciné dégenré, alors la musicienne sereine, chère pionnière, presque orpheline transalpine, sut illustrer, sinon...