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Affichage des articles associés au libellé Robert Clouse

Shanghai Kid

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  Un métrage, une image : Shanghaï Joe (1973) Ce western antiraciste moins humoristique et plus individualiste que celui de Chan et compagnie – Shanghai Noon , Dey, 2000, jeu de mots rigolo décalqué du High Noon , aka Le train sifflera trois fois , de Fred Zinnemann, 1952 – adresse lui-même un clin d’œil d’intitulé italien au contemporain Mon nom est Personne (1973) de Valerii & Leone, cependant il s’agit en définitive d’un film hybride, inspiré à la fois par la célèbre série Kung Fu et les éclats de Peckinpah. Caiano signa aussi Un train pour Durango (1968) et L’Œil du labyrinthe (1972), sur lesquels je ne reviens point, en sus de l’estimable Les Amants d’outre-tombe (1966), avec l’immarcescible Barbara Steele, avant de finir sa filmographie de manière amère, très agitée, au côté de l’incorrigible Klaus Kinski ( Nosferatu à Venise , 1988), ici irrésistible fétichiste de chevelure pas un brin baudelairien. Si la trilogie des Dollars + Il était une fois dans...

Network

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  Un métrage, une image : Hamburger film sandwich (1977) Film difficile à financer, film à l’insolent succès, Hamburger film sandwich servit on le sait de rampe de lancement au cinéaste John Landis, aux scénaristes Jim Abrahams, David & Jerry Zucker. Les deux décennies suivantes verront ainsi l’avènement des Blues Brothers (Landis, 1980), Un fauteuil pour deux (Landis, 1983), Y a-t-il un pilote dans l’avion ? (ZAZ, 1980), Police Squad (ZAZ, 1982), Y a-t-il un flic pour sauver la reine ? (ZAZ, 1988) et ses suites, ensuite le diptyque Hot Shots! 1 + 2 (Abrahams, 1991 et 1993). Placé sous le signe de la parodie, l’ opus se compose de « fausses publicités », pardon du pléonasme, de bandes-annonces trafiquées, de documentaires détournés, de courts métrages au sujet d’une masculinité tourmentée, en automobile ou au ciné, d’un entretien à perche presque raté, d’un petit exercice de sexologie sur disque ajourné, d’un procès piégé, décoloré, à godemi...

Au service de Satan : Sin nombre

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Rite satanique ? Instantané « ethnique »…   Dans Au Service de Satan (Frank Q. Dobbs, 1972), sorti six ans avant The Deer Hunter (Michael Cimino, 1978), des Américains chassent le daim, à défaut du cerf. Mais quel meilleur gibier que l’homme, ose affirmer le comte Zaroff ( The Most Dangerous Game , Irving Pichel & Ernest B. Schoedsack, 1932) ? Fi d’aciérie, voici une mine à moitié désaffectée, car le coin connut son économique acmé au cours des années 30, notamment en 33, date un brin hitlérienne, hein ? Deux ans avant Massacre à la tronçonneuse (Tobe Hooper, 1974), son compatriote a contrario promis à une renommée mondialisée, Au service de Satan s’avère par conséquent un obscur « film culte » à base de culte occulte et d’assassinats en série, sis au sein d’un Texas solaire, solitaire, à l’agonie, en proie à la folie, dixit le pompiste sarcastique. Davantage, puisque ce petit film désargenté, d’un autre âge, possiblement impos...

La Fureur du dragon : Les Félins

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Bruce Lee by Bruce Lee + l’excellent complice Chuck Norris… Deux hommes à Hong Kong, deux combattants au Colisée, deux façons de s’affronter, une nouvelle manière de filmer – un chat au milieu, comme un modèle, comme un écho. Si le duel légendaire de La Fureur du dragon (Bruce Lee, 1972) persiste à séduire presque cinquante ans après, il le doit à sa beauté, à sa moralité. Lee, polyvalent, puisque acteur, auteur, réalisateur, producteur, doubleur et en plus percussionniste, ne se contente pas de concocter une castagne anthologique, sociologique, où l’Orient dérouille l’Occident, où les « Jaunes » mettent à genoux les « Blancs », en correspondance contextuelle, colorée, avec les Black Panthers simiesques de La Planète des singes (Franklin J. Schaffner, 1968). Il cogite, dirige puis participe à une chorégraphie de nécrologie, irriguée de respect, de gravité, de dignité : sa fureur affirme sa grandeur, son corps en accord avec son cœur. La baston sado-m...