Le Bayou et le Trou
Exils # 221 (27/08/2026) Plus méconnu, sinon plus chaud, que le vrai-faux Nanouk l’Esquimau (1922), Louisiana Story (1948) ferait de Flaherty le maître désormais oublié, amnésie médiatique, usure des années, d’un cinéma ethnographique et fictif à la fois ? Preuve et démenti, il s’agit ici aussi d’une commande d’industrie, la Standard Oil de Rockefeller et compagnie(s) substituée aux fourrures (puis parfums) de renom de Révillon. La filmographie brève et dense, achevée avec Michel-Ange ( The Titan: Story of Michelangelo , 1950), douze titres en disons trois petites décennies, à sept reprises co-réalisés, par exemple par Van Dyke, Grierson, pareillement un pionnier mais écossais, Murnau (l’ultime Tabou , 1931) ou (Zoltan) Korda, incarne de manière claire cette double veine de vérité aventurière. Il semble possible de considérer Louisiana Story tel le testament (in)conscient de l’artiste, puisque le biopic du peintre et sculpteur relève davantage du (re)montage, se base...