La Momie : Code Mercury
Fête du Cinéma 2017, premier jour, séance de vingt-et-une heures. Même récit introductif, même recours à la mythologie, même détour par l’Angleterre, même présence d’un musée, même féminisation du protagoniste, même nudité masculine, même sens du sacrifice, même transparence de la réalisation et même enrobage musical made in Hollywood : à première vue, on pourrait rapprocher La Momie de Wonder Woman . Mais, telle la fille infortunée privée du trône royal, signataire d’un pacte faustien anachronique avec un dieu à tête de chien, voire de chacal, d’où sa double pupille dédoublée, puits d’ambre revanchard au fond desquels contempler une éternité tatouée, assoiffée de survie et de résurrection, il convient de mieux voir, de regarder en stéréo, pour ainsi dire. Sous la relecture des aventures d’une chère créature lucrative depuis bientôt un siècle, sous le remix des improbables rencontres humoristiques entre les monstres du bestiaire littéraire annexé par Universal, se dissimu...