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Affichage des articles associés au libellé Simon Wincer

Mouche à Meg

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  Exils # 46 (10/07/2024) « La maison possède sa propre mystique » : si Stuart Rosenberg s’occupait de crise économique ( Amityville : La Maison du diable , 1979), Damiano Damiani d’inceste à domicile ( Amityville 2 : Le Possédé , 1982), Franck Khalfoun de misogynie pré-moiaussi ( Amityville: The Awakening , 2017), l’assez cher Richard Fleischer filme une fable affable sur la foi, surtout celle du cinéma. Métrage méta, construit en boucle bouclée, Amityville 3-D (1983), sous-titré en français d’un Le Démon de bon ton, débute via un travelling panoramique démonstratif du procédé du titre. Les noms du générique, les branches des arbres squelettiques, disposés devant la bâtisse emblématique, semblent sortir de l’écran à la rencontre de la rétine, un vent de nuit rugit, une pancarte de vente s’agite, à l’indicatif téléphonique (666) satanique et drolatique. Surplombé par des vocalises féminines substituées à la sinistre comptine de Lalo Schifrin, l’ensem...

Le Secret du lac : La Prophétie des grenouilles

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Nostalgie rassie ? Découverte guillerette… « Les Noirs sont tellement bizarres » (« Blacks got a lot of funny ways » en VO) : la réplique ne ravira les manifestants de maintenant, mais Le Secret du lac (Brian Trenchard-Smith, 1986) présente avec respect, sinon fraternité, ses « indigènes » d’Aborigènes, n’en déplaise à la critique inique, politiquement correcte, par conséquent abjecte, du bien-pensant The Guardian , osant gloser sur son « casual racism », mince, qu’elle diligente un dictionnaire, qu’elle ôte ses œillères. Écrit et co-produit par le valeureux Everett De Roche, scénariste inspiré de Long Weekend (Colin Eggleston, 1978 + Jamie Blanks, 2008), Harlequin (Simon Wincer, 1980), Razorback (Russell Mulcahy, 1984), Link (Richard Franklin, 1986) ou Visitors (Richard Franklin, 2003), voici un récit d’adolescence, de croyance, de masculinité, de maturité. Film faussement zoologique et film effrontément euphorique, Le ...

The Survivor : Get Out

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Attacher sa ceinture et se risquer à l’aventure d’une séduisante exhumation. Blow-Up (1966) s’achevait sur une partie de tennis mimé, The Survivor débute par une partie de un, deux, trois, soleil mutique. Chez Michelangelo Antonioni, David Hemmings photographiait des mannequins, un couple, un cadavre, ici il filme un photographe-rapace dégueulasse digne de celui qui jadis immortalisa le fils de Romy Schneider sur son lit de morgue. Pour Profondo rosso (1975), l’acteur/réalisateur se perdait au creux d’un vrai-faux tableau. Dans Harlequin (1980), il se confrontait à Robert Powell déguisé en Raspoutine selon une lutte de pouvoir, de territoire. Et le comédien bouclé incarna bien sûr un Jésus de Nazareth (1977) télévisé dirigé par le sulpicien Franco Zeffirelli. The Survivor – je n’emploie pas le titre français, désolé, ce Survivant d’un monde parallèle explicite et cheap – prend acte du passé filmique et conserve le caractère heuristique du Dario Argento méta autant q...

The Witches : Luke la main froide

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Brûler une sorcière rousse ? Refroidir votre ardeur envers un ouvrage pas si atroce. Jim Henson & Nicolas Roeg : le « mariage de la carpe et du lapin » enfanta un film méconnu, sinon mésestimé. S’il chérissait Cher, s’il adouba Angelica, Roald Dahl détesta l’infidèle adaptation de son roman par le fidèle Allan Scott ( Don’t Look Now , D.A.R.Y.L. , Petits meurtres entre amis ) et l’on peut comprendre pourquoi la fin le laissa sur sa faim. The Witches s’ouvre sur un survol de sommets enneigés, disons POV de sorcière invisible sur son balai. En Norvège, une grand-mère initie son petit-fils à la sorcellerie. Elle sait de quoi elle parle, son auriculaire amputé parle pour elle. Gamine, elle vécut l’enlèvement d’une camarade, victime d’une femme aux yeux violets, signe particulier des mauvaises fées. Survient la trouvaille la plus belle du film, à la fois mélancolique et méta : la disparue se retrouve dans le tableau paternel, prisonnière muette et inac...

D.A.R.Y.L. : L’Enfant miroir

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 « Les enfants appartiennent à leurs parents » : vraiment ?... On n’en finit jamais avec les années 80… De Simon Wincer, je me souvenais du réussi Harlequin , écrit par le regretté Everett De Roche, déjà (en partie) une histoire de gosse (guéri), cette fois-ci à la sauce russe (tendance reboot de Raspoutine, le charismatique-christique Robert Powell s’y colle). Ensuite, l’Australien plongea dans le sillage de son cétacé (indépassable Orca ) guère melvillien (Herman, pas Jean-Pierre) – Il faut Sauve(z)r Willy  ? Il convient surtout de réévaluer D.A.R.Y.L. (je ne dirai rien de Crocodile Dundee III , on comprendra pourquoi), un peu vite évacué en recyclage paupérisé de E.T. et dans les parages de toutes ces bandes (double sens) de bambins pullulant alors sur les écrans sous la régressive administration Reagan ( Les Goonies et compagnie). Une autre erreur reviendrait à l’assimiler à l’univers du contemporain Joe Dante : pas de nostalgie ici, ...