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Affichage des articles associés au libellé Barbra Streisand

Minnie et Moskowitz

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  Un métrage, une image : Fievel et le Nouveau Monde (1986) « Papa peux-tu m’entendre ? » demandait la Streisand de Yentl (1983), avec déjà Nehemiah (Persoff), la fin de Fievel (Don Bluth) lui répond, au son de Un violon sur le toit (Jewison, 1971), oui-da. Souviens-toi, Barbra, point de Prévert, plutôt de Spiegelman, le mec de Maus , ses chats nazis, ses sémites souris, du plumage de Superman (Donner, 1978), du ramage de Maurice Chevalier, voire l’inverse. De Disney à Dickens, doté en coda d’une sucrerie sympa et applaudie, due à l’incontournable Mister Horner, susurrée en tandem amène par Ingram & Rondstadt , notre Don, réalisateur, co-producteur, designer , storyboarder , itou au title , s’associe ainsi à Stevie (Spielberg), excelle en xerography , délocalise en partie en Irlande, se met à dos les syndicats, quelle cata. An American Tail , le titre d’origine, joue du son et du sens, renvoie évidemment vers tale  : Fievel et le Nouveau Mo...

Self Control : Brannigan

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D’une Laura à l’autre, du titre précédent au suivant… 1 « Auteur », ce n’est plus valable aujourd’hui. Jean-Luc Godard Court mais caractéristique, Self Control (William Friedkin, 1984) débute une trilogie poursuivie par Nightcrawlers (1985) puis Police Fédérale Los Angeles ( idem ). Le réalisateur revient à la TV, troque Hitchcock contre Rod (Serling), le cinéaste mélomane, amateur et (futur) metteur en scène d’opéra, accompagne Laura Branigan avant de choper Wang Chung, caméo inclus. Si son Self Control adresse des clins d’œil – et des bras de paroi – à La Belle et la Bête (Jean Cocteau, 1946), à Répulsion (Roman Polanski, 1965), autres mémorables cauchemars sis sous le signe d’une féminité très tourmentée ; s’il reprend en partie l’esthétique onirique, classée X, du tandem Delia & Sayadian ( Nightdreams , 1981 + Café Flesh , 1982 et les affiches en reflet de Fog , John Carpenter, 1980, Pulsions , Brian De Palma, pareil, Massacre dans le...

Chicago

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Un métrage, une image : Victor Victoria (1982) En 1982, Dustin Hoffman se déguise en femme ( Tootsie , Sydney Pollack), tandis que Julie Andrews se grime en homme. Nous voici, ainsi, dans le sillage polémique de Cruising (William Friedkin, 1980), où Al Pacino se perdait au cœur des bars homos, au creux de son miroir maso. Ici, point de trouble identitaire, d’enquête existentielle, l’hétérosexualité ne vacille jamais, malgré les apparences, justement, et Blake Edwards magnifie son épouse travestie, comme s’il éprouvait le besoin d’un costume masculin, afin de mieux mettre en scène la sensualité de l’actrice guère androgyne, jusqu’alors gentille Julie de Mary Poppins (Robert Stevenson, 1964), La Mélodie du bonheur (Robert Wise, 1965) ou du Rideau déchiré (Alfred Hitchcock, 1966), estimable trilogie apocryphe et familiale. Outre réussir en réponse à l’échec intéressant de Star! (encore Robert Wise, 1968), Victor Victoria retravaille un item de la UFA, millésimé 1933, da...