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Affichage des articles associés au libellé Gregory Dark

Too Naughty to Say No + Trashy Lady : Initiation perverse

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  Pédagogie adulte, témoignage de tumulte… Voici à nouveau du X narratif, selon des contes d’éducation pas si concons. Si Trashy Lady (Scott, 1985) relit/renverse My Fair Lady (Cukor, 1964), donc Pygmalion de Shaw, Too Naughty to Say No (Knipe, 1985) dialogue à distance avec Alice in Wonderland: An X-Rated Musical Fantasy (Townsend, 1976), lui-même inspiré par Les Aventures d’Alice au pays des merveilles de Carroll. Croque-mort nécrophile du second, l’estimable Harry Reems ( Gorge profonde , Damiano, 1972) rempile en gangster esseulé du premier. Épris d’une petite provinciale très jolie, trop polie, pendant la période de la prohibition, il va fissa la transformer, escorté de la coriace souris de son meilleur et emprisonné ennemi, en disons dame infâme, gare à la réputation à l’approche de la libération. Tourné en deux jours et demi, sans permis, Trashy Lady , assez soigné, plutôt impersonnel, manque de rythme, congédie toute misogynie, permet de retrouver Cara Lott (...

The Girl Next Door

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Une œuvre, un plan : Deep Inside Ashlyn Gere (2003) Réalisé par Veronica Hart, produit par Jane Hamilton, c’est-à-dire la même personne, au parcours presque pareil, X-rated + mainstream , voici en vidéo une auto-antho en forme de final, où se miroite au carré, au propre, au figuré, une femme modeste, une actrice lucide. Le choc de Marilyn Chambers, la sagesse de Lauren Hall, la patience de Rocco Siffredi, l’amitié avec Victoria Paris, (re)lisez-moi ou pas à propos du duo de Two Women (Alex de Renzy, 1992), le remplacement de Nina Hartley, par conséquent l’improvisation en compagnie de Silvera Joey, en sus de la différence entre sexe, sentiments, de la démystification d’un milieu ni pire ni mieux : autant d’instants dont se remémore celle qui se définit, à tort, trésor, en simple girl next door , qui considère l’incontournable Chameleons (John Leslie, 1992) comme son meilleur film, révélation de conversation faite au vrai-faux couple – Brooke Hunter & Dale DaBone s’...

Excision : Traci, I Love You

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Éloge et reconnaissance des délices de Phyllis… L’ incipit (le premier paragraphe, allez) d’un texte suffit à l’évaluer, à donner envie ou non de poursuivre la lecture (première impression souvent juste d’une rencontre, contrebalancée par l’opacité naturelle des êtres). En visionnant la scène inaugurale (« hexagonale ») d’ Excision , durant laquelle une jeune femme dédoublée, vêtue de blanc sur un fond carrelé bleu, se met à vomir du sang, jusqu’à s’auto-éclabousser (plus loin, reprise du motif émétique en classe, dans la vie « réelle » de la diégèse), on se dit que les quatre-vingts minutes du métrage risquent de s’avérer fort longues. À ce niveau-là, il ne nous déçoit pas, en effet. Torché en plans d’ensemble, plans rapprochés, gros plans en champs-contrechamps, plongées – on leur apprend donc cela, dans les écoles de cinéma, cette grammaire de sitcom , cette absence du moindre regard ? –, narrant une fois de plus, une fois de trop, les états d’âme ...