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Affichage des articles associés au libellé Mark Pellington

Attrape-moi si tu peux

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  Un métrage, une image : Le Chacal (1997) À la mémoire de Mylène Demongeot L’ultime film de Sidney Poitier ne remake celui de Zinnemann ( Chacal , 1973), ni ne réadapte le titre de Forsyth, en conserve cependant quelques éléments, par exemple identités démultipliées, fusil en kit , bar gay , tombe atone. Échec critique, succès public, donc économique, il déplut aux deux intéressés précités, au compositeur Carter (Burwell), il semble aussi aux meilleurs ennemis Gere & Willis, rôles nonobstant inversés selon leur souhait. Il s’agit en sus d’une coproduction cosmopolite, pourvue d’un script basique, chasse à l’homme, entre hommes, en somme, commis par Chuck Pfarrer, le scénariste de Chasse à l’homme (Woo, 1993), justement, de Darkman (Raimi, 1990) ou Barb Wire (Hogan, 1996), par ailleurs non crédité collaborateur sur Sudden Impact (Eastwood, 1983) et Arlington Road (Pellington, 1999). Quant à Caton-Jones, ex -banquier écossais reconverti réalisateur hollywoodien, p...

Blown Away

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  Un métrage, une image : Arlington Road (1999) D’une première explosion hors-champ à une dernière à l’arrière-plan, voici une pré-vision au goût de cendre du 11-Septembre. Encagé dans sa douleur, dans sa rancœur, le bien nommé Faraday y affronte un familial Fenimore, machiavélique davantage que Mohican, n’en déplaise au médiatique et rassurant bilan, à témoins étudiants. Si la parturiente de Polanski ( Rosemary’s Baby , 1968) se convainquait vite de son satané entourage sataniste, le professeur Michael, à l’angélique prénom, ne terrasse son domestique dragon, s’aperçoit en coda de son statut de simple pion, la maison vendons, pour une nouvelle mission partons. La cible in situ , à proximité d’un Capitole pas encore profané par les troupes de Trump, devrait cependant plaire à l’endeuillé vénère, FBI, tu dérailles, tu défailles, tu mérites nos représailles. Brooke & Carver, blonde, Black , proches, chers, ne parviennent à le dévier de son obsession presque par profession. Du...

La Prophétie des ombres : Un pont entre deux rives

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Suite à sa diffusion par NRJ 12, retour sur le titre de Mark Pellington. Voici un film nocturne, hivernal, endeuillé, qui prend le fantastique au sérieux et se donne les moyens de faire entrevoir l’invisible. Bien entouré par des artistes talentueux – citons, principalement, le directeur de la photographie Fred Murphy, le monteur Brian Berdan et les deux compositeurs de tomandandy – le réalisateur, nanti d’un riche univers graphique allant du clip au documentaire, en passant par la publicité, la poésie et la « captation » de concert (on recommande la visite de son site officiel), délivre une œuvre injustement méconnue, accueillie avec tiédeur, visionnée en VO par votre serviteur hier soir, sur une chaîne dispensable peu accoutumée à autant de finesse adulte, dans sa « case » baptisée Les Portes de l’angoisse , introduite par des mains en mouvement dissimulées derrière un drap-écran entièrement blanc. Le scénario de Richard Athem, apparemment infidèle au liv...