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Affichage des articles associés au libellé David F. Sandberg

The Boy + The Boy 2 : Greta + Jude

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#MoiAussi et retour rassis… Visionnés à la suite, soirée disons de diptyque, The Boy (William Brent Bell, 2016) s’avère assez sympathique, The Boy 2 (William Brent Bell, 2020) se révèle vite anecdotique. Sans verser dans le racisme anti-TV, adouber Dawson , critiquer Mentalist , Katie Holmes & Owen Yeoman proviennent du petit écran, cela se voit, cela se sent, à chaque instant, à chaque plan. Les voici en sus desservis par un script insipide, à base de commotionné trauma , de casse-toi loin de ça, de devil doll tu déterreras, voilà, voilà. The Boy nous faisait frôler les confins de la folie ; The Boy 2 veut à tout prix établir une généalogie pas si jolie. Il s’agit, pour résumer, d’une perspective diamétralement modifiée : le premier film flirte avec le fantastique, avant que le dénouement ne se détourne en direction du thriller – le second s’autorise à l’au-delà, à la malédiction, d’ailleurs sous-titre explicite de l’intitulé français, amitiés au diaboli...

Annabelle : La Maison du mal : Panic Room

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Poupée pourrie ? Surprise sympa… Pour mon frère Film féminin, sinon féministe, puisque les hommes n’y font, au fond, que de la figuration, Annabelle : La Maison du mal (Gary Dauberman, 2019) mérite quelques lignes incitatives, conviviales, presque hivernales. Il s’agit, résumons, à nouveau, d’un huis clos, d’un mélo d’ados, où surmonter un trauma , accident de voiture du papa, où croiser par deux fois son quasi reflet, funeste présage d’image, où accepter l’héritage particulier de ses parents, cause de scolaire harcèlement, c’est-à-dire consentir à soi-même devenir, malgré son jeune âge, experte en paranormal, démonologue à domicile, amen . Fable familiale d’apprentissage accéléré, tout s’y passe un vendredi, malsain plutôt que sain, ce troisième volet d’une provisoire trinité précédemment évoquée – (re)lisez-moi ou pas à propos de Annabelle (John R. Leonetti, 2014) + Annabelle 2 : La Création du mal (David F. Sandberg, 2017) – possède plusieurs qualités...

St. Agatha : Intérieur d’un couvent

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Pratiques peu catholiques de huis clos trop anecdotique. Si l’on en croit les sociologues, la France se déchristianise, tandis que le ciné US, surtout classé horrifique, ressuscite les religieuses. Contemporain du piètre La Nonne (Hardy, 2018), St. Agatha (Bousman, 2018) miroite la mascarade du récit, puisqu’il s’agit d’un faux film de nunsploitation sis au sein d’un couvent contrefait, vous suivez ? Cinéphile avide de plaisante perversité, de lesbianisme immaculé, voire de féminisme fouetté, passe ton chemin, de croix. Fanatique du torture porn à la sauce Saw , disons les épisodes II (2005), III (2006), IV (2007) signés du similaire cinéaste, va vite assouvir ton sadisme ailleurs. Devant ce métrage in fine assez sage, en dépit de vomi (r)avalé hors-champ, une pensée écœurée pour l’ ex -performeuse Melissa Lauren, d’une langue coupée en deux temps, d’un pied amoché, on pense davantage à Annabelle 2 : La Création du mal (Sandberg, 2017), idem déroulé duran...

Au pays du sang et du miel : Permanence du mélodrame

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Cry Me a River défiait l’indémodable Julie London – invitons à « pleurer de joie », va. Mettons quatre films aimables mais mineurs visionnés en DVD ou vus à la TV durant les familiales festivités de fin d’année : Le Plus Grand Cirque du monde ( Circus World , Hathaway, 1964), Anna et le Roi ( Anna and the King , Tennant, 1999), Annabelle ( idem , Leonetti, 2014) et Annabelle 2 : La Création du mal ( Annabelle: Creation , Sandberg, 2017). Que nous disent-ils qui vaille la peine qu’on l’écrive ? Que le charmant mélodrame se porte « comme un charme », qu’il ne cesse de traverser les « genres » – au ciné n’existent que des imageries, n’en déplaise aux adeptes de la perspective « genrée », esthétique ou politique – de la comédie dramatique, du film historique, du film d’horreur et les décennies de leur distribution, qu’il constitue non pas un sous-genre en soi, double acception dépréciative comprise, mais bel et bien une s...

Dans le noir : Le Choix de Sophie

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Au royaume des aveugles, les borgnes se font un max de fric ; et si l’on se contentait de remater The Dark ? Téléfilm affligeant, à gifler, insupportablement long (quatre-vingts minutes en autant de siècles) et hautement risible (pompon accordé à la lumière du cellulaire, aux phares de la bagnole), commis par un incapable, interprété par des incompétents – pauvre Maria Bello, méconnaissable à faire peur, sans doute en train de payer ses impôts, qui finit par se suicider, atterrée par sa participation à la monstrueuse vacuité de l’ensemble – que cette fiente supposée fantastique, sortie jusqu’ici, dans la profonde province française (on la subit en streaming et VOST, on n’allait quand même pas dépenser huit euros pour ça, en VF, de surcroît), encensée presque partout ailleurs, puisque voici en quoi consiste le « genre », désormais. En partie produit par le sinistre James Wan, développé plus que de raison à partir d’un court métrage « viral », à l’inst...