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Affichage des articles associés au libellé Pino Donaggio

La Maison de cire

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  Un métrage, une image : Tourist Trap (1979) Ce premier opus persiste à procurer une poignée de petits plaisirs, par exemple réécouter la bonne BO de Pino Donaggio, revoir en vie et brunie la regrettée Tanya Roberts, redécouvrir le beau boulot d’un dirlo photo à patronyme célébrissime, puisque fils de Josef von Sternberg. S’il suit à sa modeste mesure et moins renommée le sillage d’outrage de Psychose (Hitchcock, 1960) puis Massacre à la tronçonneuse (Hooper, 1974), modèles indémodables d’horreur économique, d’économie horrifique, s’il développe à son compte, durant une heure trente, le fameux final figé du Baiser du tueur (Kubrick, 1955), l’associe aussi à la télékinésie de Carrie (De Palma, 1976),  Tourist Trap possède pourtant sa propre personnalité, propice à séduire un certain Stephen King. Presto tourné à peu de frais, doté d’un titre ironique, le slasher de Schmoeller développe un item de fin d’études texanes, n’use ni du sang ruisselant ni de la nudi...

Anne, ma sœur Anne

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  Cinéma, si Mina… À la mémoire d’Olivia Newton-John De 1959 à 1977, on savoura souvent Mina au cinéma, surtout suivant les génériques, en musique de source dite ou non diégétique. Ensuite, diverses décennies davantage qu’avéré oubli, elle revint à l’instar d’un refrain, chez Almodóvar ( Matador , 1986 + Douleur et Gloire , 2019, sympho Donaggio) & Scorsese ( Les Affranchis , 1990, placée sous le signe céleste de Gino Paoli), Turturro ( Passione , 2010) & Watts ( Spider-Man: Far from Home , 2019), tant mieux ou hélas. Auparavant, elle traversa L’avventura + L’Eclipse (Antonioni, 1960, 1962), fit un (quarante-cinq) tour et des détours au fil des filmographies de Fulci, Paolela, Petri ( La Dixième Victime , 1965), Risi, Bertolucci, Festa Campanile, Bolognini. On connaît pire pedigree , pourtant tout ceci, auquel rajouter quelques caméos, rôles classés premiers, de la publicité dirigée par Zurlini, un fameux voyage (de Mastorna, voire Manara) avorté de Fellini, ne retiendr...

L’Innocent

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  Un métrage, une image : L’Assassin (1961) Comédie noire à multiples miroirs, le premier opus de Petri, par le maestro Marcello et l’irrésistible Micheline porté en partie, ne se place pas, n’en déplaise au cinéaste, sous le signe de Kafka, ni celui d’Antonioni, se termine sur des larmes masculines, à l’instar de La strada (Fellini, 1954), s’affirme in extremis un mélodrame maternel quasi à la Camus, surtout si l’on si sait que Mastroianni, flanqué de son monteur de frère, incarna selon Visconti L’Étranger (1967) a priori raté. On sourit souvent en découvrant ce film bref, restauré, en français, tout sauf mal doublé, appréciable essai d’accent sicilien des condés du matin, ce qui procure en plus le plaisir de savourer la vraie voix de Mademoiselle Presle, cougar mécène. Elio et ses célèbres scénaristes – Pasquale Festa Campanile, Massimo Franciosa, Tonino Guerra – portraiturent sans rature un « égoïste » assorti d’un « cynique », un « hom...

Que c’est triste Venise

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  Aznavour, mon amour ? Donaggio, en morceaux… Caro Pino, d’aucuns diraient que tu reviens de loin, mais tes crooneries pas si conneries, de « dernier romantique » assumé, revendiqué, surent séduire Mina, Dusty (Springfield), Elvis, jadis. Balavoine invitait les « chanteurs de charme » à « nous rendre nos femmes » ; quand le succès décrut, tu ne rendis les armes, tu composas au pied levé, producteur paraît-il croisé, anecdote de bord de flotte, pour un remarquable et remarqué mélodrame dû à Roeg, qui attira l’oreille d’un cinéaste mélomane nommé De Palma, oui-da. Que deviendraient ses films sans tes musiques ? Question rhétorique, sinon stupide. Ni ersatz de Herrmann, ni émule de Morricone, plutôt couple privé d’entourloupe, à la Montaigne & La Boétie, des différences d’idiomes, faisons fi, tes contributions beaucoup (de toi) leur accordent, précises, précieuses, logiques, lyriques. Sissy & Angie sous la douche, au lycée, au mu...

L’Accordéoniste

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  Marie de France ? Francis de Nice… Limiter Lai à Lelouch, rencontre cruciale, logique comptable, que d’autres fameux tandems, plus productif et pérenne? On ne le fera, peut-être une prochaine fois, à moins que Vladimir Poutine ne nous invite à nous revoir plus tard, époque d’atome, We’ll Meet Again , via Vera Lynn, en coda de Docteur Folamour (Kubrick, 1964). Il ne s’agit, ici, d’exposer de manière exhaustive le CV de Francis Lai, a contrario du boulot consacré à Miklós Rózsa, plutôt de présenter, après avoir volontiers (re)visité son univers, tout sauf de misère, malgré la complainte de Patricia Kaas pour Les Misérables (Lelouch, 1994), toujours sincère, cinq exemples exemplaires, disons décantation, quintessence de puissances. Il convient, dans ce cas-là, de préciser l’apport précieux de l’orchestrateur et directeur Christian Gaubert, auquel le compositeur, au cours d’un entretien rétrospectif et serein, paie un tribut bien vu, bienvenu. Créateur éclectique et c...