Happy Birthdead
Un métrage, une image : Sœurs de sang (1972) D’une fausse aveugle à une véritable amnésique, voici un instantané de l’Amérique, celle, divisée, dépressive, des années soixante-dix. Sur l’insulaire et mortifère Staten Island, un asile sert de domicile, s’y affaire Arlene, la trop propre, d’abord marrante et menaçante puis poignante patiente, rétive à utiliser le téléphone, car mural il contamine, il incommode, noir nid à microbes, sans doute sur écoute, Nixon ne nie. Dedans, à la TV vietnamisée, ou dehors, d’autres folies s’affichent et s’affirment encore : racisme festif de récompense pseudo-africaine, putatif d’inertie porcine, pardon, policière. Une journaliste toujours célibataire, sa mère s’en désespère, s’avère vite intrusive, dommage pour les droits civiques, vive le scoop évacuant du provincialisme. Elle croit ce qu’elle voit, elle enquête aussi sec sur sa voisine suspecte et l’assassinat à distance, de démence. Française du Canada, une pensée pour les jumeaux gyn...