Le Cirque des horreurs
Un métrage, une image : Le Cirque des vampires (1972) Métrage témoignage, puisqu’à l’époque de Gorge profonde (Damiano, 1972), la suggestion semble hors de saison, y compris, pardi, en « prude Albion ». La Hammer modifie donc sa manière, le pulsionnel apparaît exponentiel, la chair et le sang éclaboussent l’écran, l’envahit une avérée trivialité, substituée à la subtilité, à la beauté. La flamboyance flagrante et les sombres splendeurs d’un Terence Fisher peuvent aller se faire voir ailleurs, voici venu le temps évident de la pédophilie, de l’infanticide, du topless , du climax , d’une violence virale, d’une violence faite aux hommes et aussi, surtout, aux femmes, infidèles, enflammées, d’abord tabassées puis en épilogue empalées. Tout ceci, ce symbolisme de croix gigantesque, de gros phallus grotesque, qui la fautive transperce, dut sans doute effarer les féministes, pas uniquement britanniques. S’il valide les invariants d’une imagerie depuis déjà longtemps...