Articles

Affichage des articles associés au libellé Michel Onfray

Fanny

Image
  Madame rêve, agit aussi, vit sa vie, ses envies, me ravit… Dans le jamais embrasé, « tant pis », Couleurs de l’incendie (Cornillac, 2022), Fanny Ardant , discrètement, brillamment, au creux d’un nocturne compartiment, meurt du cœur, dernière lumière, vitre humide : soudain surgit, au milieu de ma mémoire cinéphile, le souvenir de la Max(ine) de Mission impossible (De Palma, 1996), c’est-à-dire de la superbe et vilaine Vanessa Redgrave, déguisée en stratège de TGV. Auparavant, Ardant donne de la voix, doublée par la spécialiste Sandrine Piau, au château, en appartement, à l’opéra, on n’oublie pas qu’elle incarna, autrefois, une certaine Maria Callas, en master class , Polanski opine, ou dans l’impasse, Zeffirelli confirme ( Callas Forever , 2001), qu’elle narra un documentaire dédié à la cantatrice, proche de Pasolini & Onassis ( Maria by Callas , Volf, 2017). Adolf s’affole, le chœur a cappella , au piano recta , des « esclaves juifs » du Nabuc...

Le Hasard et la Nécessité

Image
  Dès la naissance, l’absence de liberté ? Le jeu sérieux, de l’unique humanité… « Ce petit livre » de naguère et du père de l’éditrice Odile s’ouvre sur une citation de Lewis Carroll au sujet de l’impossibilité, de sa croyance royale, sinon miroitée, s’achève sur une autre de Tristan Bernard, en compagnie d’épouse proie de Gestapo, rappel du passé résisté, décoré de l’auteur illico . Rostand et sa grenouille, avant Pasteur et sa poule, Woody Allen et le sang de ses veines, Confucius et le non apprentissage de l’arbre du primate, introduisent aussi les trois parties très équilibrées, sur des conférences et des articles basées. En cent trente-et-une pages d’une écriture claire et sincère, Jacob discute de beaucoup de choses, muni d’une modestie socratique, qui s’autorise à l’optimisme. S’il vivait encore, désormais victime du visible, cependant inexistant, « mécanisme de la mort », sans doute déciderait-il de le mettre à jour, puisqu’il suffit de la durée ...

Que ma joie demeure

Image
  AVC, TGV, CGT, CQFD… Le médiatique Michel délivre un « récit intime », le dédie à Audrey Crespo-Mara & Thierry Ardisson, anges gardiens intelligents, diligents d’entregent, à un toubib moins cathodique, « pour son infinie bonté ». Le Deuil de la mélancolie (se) remémore de manière douce-amère Le Malade imaginaire de Molière, à demi celui de Moretti ( Journal intime , 1993), mais aussi, en conclusion d’obstruction, d’avérée altération, le célèbre et anxiogène Escamotage de Richard Matheson, « translation » de la perception substituée à l’effacement de l’environnent puis, in fine , de l’identité, du sujet. Onfray fait donc les frais de médecins malsains, finit fissa à Foch, examiné de tous les côtés ; lorsqu’il en sort, lorsqu’il s’en sort, un chariot de tombeau, « événement cinématographique parce que dynamique, dialectique », lui rappelle illico le démocratique mori memento , démontre en sourdine, en prime, que la maladie d...