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Affichage des articles associés au libellé Mark Robson

Mais 68

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  Exils # 28 (11/04/2024) Avec Cathy 2024 vous rend patraque ? On compatit, s’exile aussi, de notre époque médiocre, à l’art de désespoir. « Forget 68 », préconisait le pitre Cohn-Bendit : si désormais, merci à l’amitié, février revêt une relative valeur, suivant votre serviteur, qui malheureusement ne croit au bonheur, a priori celui promis par la petite bourgeoisie, sa pseudo-révolution à la con, sa lutte ouvrière de naguère, de chimère, ses « CRS SS », pourtant Pasolini les applaudit, ses pavés de plage, son « réactionnaire » héritage, il ne s’agit ici de gémir de nostalgie, de ressusciter un passé franco-français, enterré plutôt que regretté, mythifié, démystifié, aux dépens d’un présent lui-même épuisant, peu « épatant ». La production cinématographique peut paraître parfois prophétique, l’hypnotiseur Caligari en prédécesseur de Hitler, professe Kracauer, le spectateur regarde toujours dans le rétroviseur, car l’écran, «...

Rosemary’s Baby : Le Démon de midi

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  Prophétie de folie ? Bénédiction de saison… « Mes chers frères, n’oubliez jamais, quand vous entendrez vanter le progrès des lumières, que la plus belle des ruses du diable est de vous persuader qu’il n’existe pas ! » Baudelaire, Le Joueur généreux , Le Spleen de Paris Satan get besides me Satan fortify me Lingua Ignota, Do You Doubt Me Traitor , Caligula   Huit avant l’ange exterminateur de Taxi Driver (Scorsese, 1976), voici l’ange déchu de Rosemary’s Baby (Polanski, 1968). Fi de la nuit, du pandémonium parcouru en bagnole, de la solitude en effet infernale, en sus insomniaque, du vétéran du Vietnam : cette fois, le « gothique new-yorkais » en plein jour puis en société se déploie, perché sur les toits. Tout de suite, le générique iconique et mélancolique de Wayne Fitzgerald & Stephen Frankfurt donne de la hauteur et de l’ampleur à ce qui demeure un drame de chambre (à coucher), un huis clos pas si psycho(logique, pathe), quoique. Rose...