Histoire d’eau
Exils # 248 (02/11/2026) Dark Water (2002) débute par de l’eau dorée, en rime au fameux Immersion (Piss Christ) du catho Serrano. On le sait, le ciné associe la féminité, de préférence tourmentée, à l’humidité, cf. les piscines en parallèle de La Féline (1942) et Suspiria (1977), la Venise avide de La Clé (1983). Ici, il pleut, il fuit, il ne saurait s’agir de s’enfuir mais de se sacrifier, maternité aussi extrémiste que celle d’ Alien 3 (1992). Avant que l’épilogue en uniforme et en voix off ne permute le point de vue, le film fort et fragile se (re)découvre à travers le regard d’une femme fréquentable (d’une actrice remarquable), en train de se souvenir de son esseulée jeunesse derrière une fenêtre, de chercher un toit, un travail, de divorcer tout sauf à l’amiable, certes sans atteindre les sommets de somatisation monstrueuse de Chromosome 3 (1979). Si l’on aperçoit une tante secourable, la fable liquide se focalise sur une mère et sa petite fille, donc développe les...