Un homme à Rome
Exils # 165 (03/02/2026) Ce beau salaud de Stefano s’occupe donc d’immigration, fi d’ICE polémique, à peine une Anglaise à écarter d’un héritier. Il se soucie aussi d’un pseudo-producteur de disque, descendu dès le début : la caméra sur grue dévie de l’avenue, va vers une fenêtre, cadre la discussion sans le son et capte l’impact, incipit un brin hitchcockien, façon Frenzy (1972), à la suite d’un générique où les enseignes électriques se mêlent aux décorations de Noël. Le sous-titre l’explicite, Belli ressemble plus à un « détective » qu’à un flic, à l’ alter ego Baldo, sur ses traces et à ses basques. Désinvolte et tendu, facétieux et fiévreux, Franco Nero incarne un cousin pas si lointain du condé de Bouquet & Boisset, du Dirty Harry d’Eastwood & Siegel. Sous la cynique carapace se dessine une détermination sentimentale, itou motivée par la nécessité de sa propre peau sauver. Le « fonctionnaire de police » accro aux bakchiches n’y parvient...