Personne en or
Exils # 217 (07/07/2026) Dix ans avant Liz Taylor, la Fox en frémit encor, voici donc Rhonda Fleming, dans Le Serpent du Nil (1953), titre métaphorique et prophétique, piqué à Shakespeare (« Anthony » la surnomme « mon serpent du vieux Nil »), muni de misogynie, l’ È ve de la Genèse (pas celle de Joseph L.) valide. Comme ses consœurs Colbert & Leigh, filmées autrefois par DeMille & Pascal, l’actrice incarne une reine ancienne, selon les revêtements (coiffure, maquillage) et les sous-vêtements (soutien-gorge à la Sueurs froides ) de son temps. Ironie du sort et riquiqui du décor, ce péplum rempli de matte paintings à toponymes, de rideaux fluos destinés à dissimuler le vide du studio, tactique économique du pseudo-magicien d’Oz et ici mise en scène de sidérante souveraine, en partie dédié au capitalisme, ses séductions d’illusionnisme, possédait un budget vite deviné serré, bien loin de la prodigalité du très long métrage plus connu et précité. Un...