Dans l’espace tout le monde vous entend chanter
Exils # 219 (16/07/2026) À l’ Odyssée selon Nolan, la salle provinciale de trois cents places ; à La Bohème haut dans le ciel, celle de cent vingt, depuis Sade & Pasolini nombre malsain. Tandis que les oisifs s’excitent sur la relecture ou l’imposture du très surfait Britannique, s’en moque Homère, ce cirque médiatique et idéologique épuise ou indiffère, la captation du spécialiste Roussillon ne suscite nul sifflet, aucun quolibet, parmi les spectateurs majoritairement âgés, genrés, d’une séance au compteur complet, gratuité d’été, zappe l’entracte, dure deux heures et s’adresse à l’œil, à l’oreille, au cœur. La mise en scène dite moderne, la manière volontiers outrancière de (dé)monter des classiques de la musique classée homonyme, le scandale tout sauf radical, adressé à un public privilégié, propriétaire d’un capital économique et culturel élevé, Bourdieu ne disait mieux, participent en effet du folklore opératique, en écho assourdi, entre gens de bonne compagnie...