La Danseuse et le Prince
Exils # 197 (11/05/20026) « I hope the desert is as romantic as it has been pictured » écrit la cousine Clara, l’Arlésienne du Sahara. En 2026, un tel exotisme, un tel sentimentalisme ne paraissent plus de mise, passent pour du racisme, du sexisme. Les blackfaces ne suffisent, voici venir un viol et revenir un enlèvement. Dans Le Fils du cheik (1926), Rudolph se dédouble, violente et ravit (signifié au carré) deux dames, Bánky choisie par lui, Ayres qui rempile pour lui faire plaisir. Valentino un beau salaud ? En somme un bel homme, acteur de valeur valant davantage que son mythe médiatique, sa péritonite imprévisible. Le succès suivant souvent le (juvénile) décès, cet item ultime, impossible à produire et presque à distribuer aujourd’hui, représente une réussite (économique et critique) et une surprise, irréductible à une romance désertique. Le film bénéficie des talents évidents du directeur de la photographie (Barnes éclaire par la suite le diptyque Rebecc...