La Locataire
Exils # 242 (14/10/2026) Depuis Orange mécanique (1971), on sait que Chantons sous la pluie peut attirer de gros ennuis. Shire la chantonne, se rassure esseulée, parmi des rues remplies d’obscurité. Pas de Bronson à l’horizon, à peine un ex un peu collant, qui travaille avec elle, dans un musée d’enfants. Mais le fameux « sentiment d’insécurité » s’avère mal placé, à déplacer, le danger se situe sur le seuil de l’appartement, ouvert à l’instant : un mec à cran d’arrêt pénètre à l’intérieur, ne la pénètre pas, lui fait passer un très mauvais quart d’heure, pousser de petits cris suggestifs, sa lame à la place de son pénis, vraie-fausse fellation de bande-son, puisque l’assaillant l’enregistre. Le spectateur candide se demande s’il va découvrir un copain de Haneke, si va s’établir entre lui et le titre un rapport sado-masochiste. Le soutien-gorge ôté hors-champ rassure cependant, pas de viol explicite, de voyeurisme style Un justicier dans la ville (1974). La ...