Le Gosse à Colossa
Exils # 187 (13/04/2026) Le Septième Voyage de Sinbad (Juran, 1958) met en images et en animation image par image des éléments des Mille et Une Nuits , surtout se soucie de la mélancolie du (petit) génie, de sa solitude aussi. L’ Ecclésiaste et Montherlant s’aventuraient dans une ville au gamin roi ou prince ; Harryhausen et le scribe Ken Kolb associent la magie blanche à l’enfance, puissance altruiste et protectrice hélas asservie au creux malheureux d’une lampe, attribuent la magie noire à un émule de Yul (Brynner), en habits de nuit et en exil, machiavélique et cupide (strabisme en rime au borgne cyclope). La mise en abyme intime se lit de manière explicite, lorsque le matois Sokurah donne vie démunie d’esprit au squelette accompagné de castagnettes. L’étonnante tristesse du gosse à Colossa, île plus monstrueuse que mystérieuse, virez Verne, dotée d’une insularité au carré, géographique et psychologique, fait du film un exercice de style où il s’agit en fait de fonder une ...