Vingt-quatre heures de la vie d’un homme
Exils # 195 (05/05/2026) Model Shop (1969) ou la perte : le protagoniste perd donc deux dames, sa voiture vintage , sa vie civile ; le cinéaste perd une équipe, l’ensemble se ressent de la disparition de Coutard, Rabier & Cloquet à la direction de la photographie, d’Evein aux décors, de Legrand à la musique. Le rêve américain du Français ne relève du « cauchemar climatisé » mais de l’échec diégétique et esthétique, Demy délivre un road movie immobile, qui patine, vide d’élan, sans carburant. Et cependant voici exactement où se situe sa réussite, dans sa capacité à portraiturer un dilettante en définitive plus proche d’Antonioni, autre architecte, que de Fitzgerald et ses « magnifiques » anti-héros au bout du rouleau. Démissionné de son plein gré, concevoir des « tuyaux de gaz » le gave, sous peu appelé sous les drapeaux, mauvaise nouvelle de San Francisco, George végète, fume des cigarettes, met la main sur un mannequin, « modè...