Dernier (r)appel
Exils # 223 (03/09/2026) The Human Factor (1979) se termine sur le pendule du combiné téléphonique du générique (et de l’affiche) de Saul Bass, communication coupée, pendaison anticipée. Piégé « à l’insu de son plein gré », soumis à un mea culpa médiatique, l’espion anglais se révèle être un pion hanté, déplacé, dépassé par l’impact du simulacre démultiplié auquel il participait. On revisite ainsi, lestée d’une ironie davantage sinistre, moins exotique, la trame de Notre agent à La Havane , même si Graham Greene, a priori ami de l’irascible cinéaste, scénariste du discutable mais pas détestable Sainte Jeanne (1957, transposé d’une pièce de Shaw), n’apprécia cette adaptation (signée Stoppard, onze ans plus tard auteur de La Maison Russie de Schepisi d’après le Carré), d’ailleurs inédite en salles hexagonales et tournée sans budget (comme Coppola, Preminger s’autofinança). Plutôt que rappeler la coda doublement tragique de L’Espion qui venait du froid (Ritt, 196...