Ballon nippon
Exils # 245 (20/10/2026) D’un truand au suivant, de Woody à Kinji, rigolo ou mélo : Le Cimetière de la morale (1975) commence aussi sur des images en noir et blanc d’un enfant que des connaissances qualifient de braillard et intelligent. La suite contredit ces caractéristiques, car le criminel obsessionnel, « monté » à Tokyo, secoue un cordonnier braconnier, pisse sur des prostituées, sème le « bordel » parmi les clans de délinquants. Un narrateur ponctuel précise qu’il agit ainsi parce que fidèle, lui-même le confirme, semble pourtant soumis au vide, à la frime, lunettes noires et billet enflammé repris plus tard par son confrère du Syndicat du crime (1986). Bientôt banni, emprisonné, pas amputé, assailli par la police et ses meilleurs ennemis, l’anti-héros laconique et incontrôlable accomplit deux rencontres capitales. Avec la première putain, cela se passe bien, en dépit d’un viol aviné, machisme du milieu, marqueur d’époque, rude prélude à une rel...