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Affichage des articles associés au libellé Kornél Mundruczó

L’Aura de Barbara

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  Exils # 8 (11/12/2023) Faut-il se méfier des surfaces, a fortiori des films ? Davantage on devrait les sonder, discerner les symboles, sillage d’Oscar Wilde, préfacier du pétrifié puis putréfié Portrait de Dorian Gray , céder le sens, l’essence, à leurs obsédés, assermentés à main armée. Au sein du point malsain Dans le bain d’Hector (2019) se dissimule un mutique trésor, dans la baignoire à ne pas voir, hors-champ du ravalement, fi de mythologie, en dépit d’un Grec obsolète, aucun sex toy de traviole, canard de panard aussi canari que la robe jaune de Gena ni gênée ni négligée, ni Davis ni Rowlands, un cuni à Cluny, ça lui dit, gode ou licorne, à elle la couronne, et loin de l’Hadrien mémorisé de Marguerite Yourcenar, voici, parce qu’il le vaut bien, l’Adrien bodybuildé de Jom Roniger. Le trio de travaux, métaphore du court métrage lui-même à moitié work in progress , mastique (mastic du plombier, poncif à pénis des bandes spécialisées supposées à bander, distinguez i...

The Breed : Les Chiens

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Assaut de molosses au bord de l’eau, sur hydravion, jusqu’au grenier/dernier. Lecteur amateur de terreur, je sous-entends évidemment la lectrice complice, tu souhaites passer un samedi soir peinard, sans prise de tête, à picorer peut-être du pop-corn sur ton canapé, devant ta TV, ton PC ? Je dispose d’une dope ad hoc , je te propose de mater un film rempli de clébards furibards, de dogues très rogues, guère commodes, car, crois-le ou pas, ils virent leur ADN molto modifié par des militaires jouant les Mengele. Tu salives, tu t’excites, tu montres les crocs d’un accro, tu t’interroges à propos de quoi je cause : sache que j’écris sur The Breed , série B cynophile commise en 2006 par Nick Mastandrea, ancien assistant de Wes Craven, ici executive producer , durant Freddy sort de la nuit et auparavant formé par Romero ou Landis. Dans un éden sud-africain, cinq étudiants bien trop grands partis pour une semaine de détente se voient projetés en plein survival insulai...

White God : Mondo cane

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On attendait davantage de  «  mordant  »  du côté de Budapest désincarnée… De ce longuet plaidoyer pour la SPA (le générique indique le respect des participants, leur sécurité constante, leur adoption dans le sillage du tournage, amen ), doublé du portrait guère original d’une adolescente « insolente », trompettiste, Petit Chaperon bleu au prénom en doublon (Lili) et aux premiers émois risqués, qui rentrera vite dans le rang sur un siège de commissariat où vient la chercher son pleurnichard papa (ancien professeur, contrôleur d’abattoir) ; de ce scénario exsangue (une gamine de treize ans doit passer trois mois avec son père, car sa mère universitaire remariée part en Australie : son chien Hagen va payer pour l’ ex et pour le refus du paternel de s’acquitter d’une taxe « raciale » réservée aux bâtards – ils se mirent à trois pour concevoir cela) shooté en caméra portée, pour un rendu par conséquent visuellement épuisant (de qu...