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Affichage des articles associés au libellé Statut du viol

Shawn of the Dread

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  Exils # 214 (30/06/2026) « Body first, brain later » affirme au toubib sa petite amie au lit. Mais Sometime Sweet Susan (1975), au-delà d’une allitération de bon aloi, à l’unisson de celle de Sweet Sweetback’s Baadasssss Song , ne manque d’intelligence, ne prend le public pornographique pour un imbécile, moins encore un porc. Commencé, terminé entre les murs immaculés d’une clinique psychiatrique, le mélodrame médical ne se limite à un cas d’école, à la « libération de (par) la parole ». Il s’agit d’un exercice de style lucide, où le fameux « retour du refoulé » recouvre in extremis le monde de son ombre, réduit le doc et le boss à des fantômes en voix off , mise en abyme en sourdine du spectateur very voyeur, coda cadenas de prostration dépressive et mutique de la victime. Comme un contre-coup du féminisme, on violait assez durant les seventies , en tout cas au ciné, je renvoie vers mon thématique essai. L’œuvre renverse la chronologie d’ Un j...

Chantons sous la pluie + Orange mécanique : La Joie et l’Effroi

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  Globes lumineux, danseur fiévreux, acteur improvisateur, propagande de la peur…   Une femme raccompagnée à sa porte, une autre qui hésite à ouvrir la sienne : on passe ainsi d’une première décennie à une seconde, on délaisse la douceur, on adoube l’immonde, à la rhétorique hollywoodienne se substitue celle kubrickienne. Mais il s’agit aussi, là et ici, de cinéma méta, d’un art (se) réfléchissant sur soi, d’un rappel (silencieux) puis d’un rapport (sexuel) à la loi. D’un Stanley (Donen) au suivant (Kubrick), la comédie nostalgique cède sa place à la dystopie drolatique, la grâce de Gene Kelly disparaît devant la disgrâce de Malcolm McDowell, une nuit éclairée s’efface face à l’intérieur d’une maison aux miroirs et aux murs immaculés, à l’instar du costume d’Alex, tant pis pour le gris de Don. Cependant la caméra chorégraphie en écho, presque en stéréo, des trombes d’eau en studio, un domestique chaos, saisit l’allégresse de deux hommes lestes, figure la climatique tran...

Sanctuaire

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  Un métrage, une image : La Dernière Maison sur la plage (1978) Matrice apocryphe de L’Ange de la vengeance (Ferrara, 1981), lien malsain entre La Dernière Maison sur la gauche (Craven, 1972) et La Maison au fond du parc (Deodato, 1980), l’ opus de Prosperi, ancien assistant et scénariste de Bava ( Hercule contre les vampires , 1961, La Fille qui en savait trop , 1963), se soucie aussi du Sanctuaire de Faulkner et de féminisme radiophonique. Aucun Requiem pour une nonne ici, même si ça sévit sec et ad hoc ça cartonne. Insuccès en salle, situé au sein du cadre hédoniste et estival d’un éden infernal, exit le sombre « gothique sudiste » des Proies (Siegel, 1971), La settima donna , titre numérique explicite, presque biblique, ne pouvait pas être produit ailleurs qu’en Italie, parmi ce territoire alors terroriste, terrorisé, molto catho. Belle gueule d’ange déchu, Aldo braque une banque, en partant descend une passante, avec ses acolytes se casse en DS, i...

L’Emprise : L’Intrus

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  Le vagin et le vide, le destin et l’exil… Écrit par Frank De Felitta ( Audrey Rose , Wise, 1977), réalisé par Sidney J. Furie ( Ipcress, danger immédiat , 1965 ou Aigle de fer , 1986), photographié par Stephen H. Burum ( La Foire des ténèbres , Clayton, 1983, Outsiders + Rusty James , Coppola, idem , Retour vers l’enfer , Kotcheff, 1983, Body Double , De Palma, 1984, St. Elmo’s Fire , Schumacher, 1985, La Promise , Roddam, idem , Huit millions de façons de mourir , Hashby, 1986), monté par Frank J. Urioste ( Get to Know Your Rabbit , De Palma, 1972, Conan le Destructeur , Fleischer, 1984, Kalidor , Fleischer, 1985, Hitcher , Harmon, 1986, RoboCop , Verhoeven, 1987, Piège de cristal , McTiernan, 1988), musiqué par Charles Bernstein ( Cujo , Teague, 1983 ou Les Griffes de la nuit , Craven, 1984), L’Emprise (1982) au box-office n’égala Poltergeist (Hooper, 1982), effara des féministes, séduisit Scorsese. Face au solide Ron Silver ( Blue Steel , Bigelow, 1990), la remarquabl...

Printemps tardif

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  Un métrage, une image : En attendant les hirondelles (2017) Trois histoires, reliées par une route tout sauf au hasard, pour trois couples, eux-mêmes en (dé)route, vers un avenir algérien incertain + un quatrième (larron) quidam , frère (humain) taciturne en train de marcher, en boucle bouclée, au cœur de la cité : le triptyque politique se place ainsi sous le signe triste de la division, de la tension, de l’opposition, de la culpabilité partagée, généralisée, de la violence présente, passée, de la réussite, du plaisir et de l’espoir, aussi, car Karim Moussaoui ne cède aux sirènes de la superficielle sociologie, ne se plie au programme implicite, à haute teneur dramatique, ne se suffit d’un pessimisme de saison, printanière ou non. Un entrepreneur de BTP, un chauffeur (r)échauffé, un   médecin sidéré, nous entraînent vite à leur suite, au sein d’un pays peu serein, rural et citadin, ancestral et contemporain, (re)visité en travelling avant surélevé ou en douce...

The Seasoning House : Casualties of War

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  Écarlate kyrielle d’esclaves sexuelles pas à la truelle… Cette Cosette sourde et muette, de bien cruel bordel, dans des Balkans à feu et à sang, se voit vite rebaptisée d’un « Angel » infernal, par son sadien proxénète sentimental. Comme le Klaus Kinski very nazi de Crawlspace (David Schmoeller, 1986), elle se déplace derrière les cloisons et assiste aux exactions, désormais sans délectation. Sorte de souris à rat sympa, la voilà, telle jadis la délocalisée Anna de Carlos Saura ( Ana y los lobos , 1973), au milieu d’une meute de loups, quel bestiaire de fous. Disons-le d’emblée : The Seasoning House  (Paul Hyett, 2012) ne s’apparente pas exactement à un divertissement, pas même celui, lesté d’un sadisme scolaire, stérile, insipide, du torture porn à la gomme. Premier essai du réalisateur de Howl (2015), (re)lis-moi ou pas, il séduit en raison de sa radicalité, de sa dimension d’effroyable conte de fées défait, pardon du pléonasme. Ange exterminateur enco...

Le Clan des McMasters : Le Sergent noir

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Tout contre ta peau, pas de temps pour les sanglots… En 1970, au cinéma, aux USA, on pouvait par conséquent se permettre de présenter : 1) Une Indienne violée par un Noir, 2) Une Indienne (la même) violée par un Blanc, 3) Un Noir (le même) tabassé par des Blancs (les mêmes qu’avant) : il ne saurait s’agir de nostalgiser ce ciné, seulement de démontrer une modification des mœurs et des imageries, dialectique dynamique davantage que reflet figé ( via l’univocité). Western méconnu, Le Clan des McMasters  (Alf Kjellin, 1970) carbure donc au(x) racisme(s), au sexe sauvage, « interracial » comme ils disent outre-Atlantique, de surcroît catégorie classée X, fichtre, ravale ton républicanisme, neutre onaniste, accessoirement à la paternité (par procuration), à la propriété (tant pis pour Proudhon), à l’absence de pitié (et de pardon, et de solution). Au sortir de la guerre de Sécession, Civil War entre Nord et Sud, Bleus et Gris, maîtres et affranchis, je schéma...

Macho Callahan : La Vengeance aux deux visages

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L’immonde, la chère, le diabolique lubrique + un écho de coiffure « interraciale »…   Rape and revenge  ? Revenge puis rape , ensuite histoire d’amour sur fond de vrai-faux « syndrome de Stockholm » : le méconnu Macho Callahan (Kowalski, 1970) mérite les gémonies du féminisme cinéphile, précède d’à peine un an le viol à trois temps, fameux et infamant, des Chiens de paille (Peckinpah, 1971), son sexué scandale critique. En vérité, un tel retournement malaisant, malséant, paraît possible, crédible, au moins le temps d’un film, surtout si l’assaillant s’appelle Janssen, Fugitif itératif, délocalisé du petit au grand écran, sali à la Leone encrassant le Clint trop clean de l’interminable Rawhide . En réalité, il ne s’agit pas de justifier, de légitimer, il s’agit de saisir un contexte, des cœurs et des mœurs complexes. Dirty , ce Callahan-ci, en clin d’œil au flic de Siegel & Eastwood, bis ( L’Inspecteur Harry , 1971) ? Certes, ma...

Blood Hunt : Torn Curtain

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Anniversaire en enfer, reformulation et action, triviale virée sentimentale.    Premier film – comprendre long métrage, malgré sa brièveté – du juvénile Sam Curtain, ce survival australien assez sympathique se suit sans déplaisir, même si, assurément, il ne vous incitera pas à prendre vos vacances du côté de Cambrera, oui-da. SC cumule les postes, notamment producteur, monteur, scénariste et costumier, alors que la Tasmanie accumule les manies, la folie : une future étudiante et son compagnon a priori prolétaire, au blouson fluorescent de sécurité, tombent sur trois redoutables lascars qui vont leur faire passer un rude et Long Weekend , à l’australienne, renvoyons vers le tandem homonyme, écologique, eschatologique, signé Colin Eggleston en 1978 puis Jamie Blanks en 1998. L’agressivité de la ruralité, on (re)connaît, avec ou sans duo au banjo et sodo homo. Curtain adresse d’ailleurs un clin d’œil sonore à Délivrance (John Boorman, 1972) durant le générique...